SCÈNE IV
MARIE-LOUISE, RICHARD
MARIE-LOUISE. — Le Rikj!
RICHARD. — La Marise !
MARIE-LOUISE. — Matcli fini?
RICHARD. — Fini. Victoire de Zambault le rigolo. Pourquoi pas parue, vous?
MARIE-- ouisE. — Flemme. Bavardé avec Fernand. Donnez bise.
MARih-Li.'UiSE. — Si on montait
Sh CuUCHcR DE BONNE HEURE ?
Le Voie;
RICHARD, V embrassant sur les lèvres. — 3i-e demandée.
MAKih-LOii.>i:. — Recule-toi un jieu!... Je raffole de ce gilet 1...
RICHARD. — Je me surveille... Quand on a épousé une petite femme de ton élégance, faut se tenir...
MARIE-LOUISE. — Cliut 1 Ollut ! tu es stupide... Ecouta, ma petite poulette en or.
RICHARD. — J'écoute, ma cane en rubi^.
MARIE-LOUISE. — Hein?
RICHARD. — - Cane! Cane! La femme du canard !
:mamie-louise. — Ah! oui... Alors, voilà... Je voulais te proposer quelque chose... Je suis très fatiguée ce soir; si on montait se coucher de bonne heure ? On n'est pas obligé d<^ dormir tout de suite
RICHARD. — ■ Oh!... dire que moi aus.si j'allais proposer quelque chose...
MAKIE-LOUIsSE. Qlloi ?
RICHARD. — Je suis très fatigué... Si on se couchait tard!... On serait obligés de dormir tout de suite et...
M.\RiE-LOUiSE. le bourrant de coups de po'uK/s. — Voyou! aovou, voyou! Entre à l'instant même au billard, et informe ces gens que ta migraine, ta fatale migraine...
RICHARD. — Flûte ! c'est ton tour de migiaine. aujourd'hui!
MARIE-LOUISE. — Pardoii !
RICHARD. — Rappelle-toi...
MARIE-LOUISE. — Et si Tou filait alaise ?
l'an-
si
RICHARD. — Oui^
MARIE-LOUISE. — On sc trotte ?
RJCHARD. — On se trotte.
Au moment où ils atteignent la porte du vestibule, Raymond paraît à celle du billard.