‹ Le voleur. Joujou. Illustrations d'après les dessins de TroncetChapitre 4 sur 89 · LES CIGARES LES PLUS SAVWOUREUX · texte numérisé non relu

LES CIGARES LES PLUS SAVWOUREUX

MARIE-LOUISE, même jeu. — D'abord ex ne s'appelle pas Zambault!

RICHARD, même jeu. — Le fait est qu'il ne faut pas être fier!

MARIE-LOUISE, même jeu. — D'où Raymond a-t-il sorti cet homme-là ?

RICHARD, même jeu. — Et, surtout, quand va-t-il Py rentrer?

MARIE-LOUISE, Même jeu. — Cela fait huit jours qu’on nous l’inflige.

RICHARD, même jeu. — Îl s’en va cette nuit.

MARTE-LOUISE. — Comment le sais-tu ?

RICHARD, même jeu. — Ne fais pas de

gestes. Je ne le sais pas.

MARIE-LOUISE, Même jeu.

quoi le dis-tu? | RICHARD, même jeu. — Je le dis parce que je t’aime.

MARIE-LOUISE, m'’aimes-tu ?

— Alors, pour-

même jeu. — Comment

10 ne Le Voleur

__ Fort! fort! fort!

RICHARD, MÊME jeu.

jeu. Avec ton

MARIE-LOUISE, Même cœur ou avec tes sens ?

RICHARD, inême jeu.

avec mes sens.

MARIE-LOUISE, même jeu. — Nous sommes

bêtes.

RICHARD, même jeu. — Nous sommes les

dernières des brutes. Mêlons-nous à la conversation.

—— Avec mon cœur et

Ii se lève.

ZAMBAULT. — Cette année vdus prolongez fort votre villégiature, RAYMOND. — [n auto, nous mettons une

demi-heure pour aller à Paris, et avec un mois de septembre pareil!

ISABELLE. — Il est neuf heures et denrie, toutes les fenêtres sont ouvertes... :1l fait tiède !

RICHARD, sentencieux. — Cet après-midi, moi qui vous parle, j'ai souffert de la chaleur !

ISABELLE. — Oh! vous avez bien lancé cela!

ZAMBAULT. — Ainsi, vous n’aurez pas bougé depuis le moïs de mai?

RAYMOND. — Eh non!

ISABELLE. — Deux ou trois fois il fut va-

guement question de Biarritz, de Trouville...

RAYMOND. -— Voire d’une croisière dans les fjords.

RICHARD. —— Histoire de se créer des sou-

cis, quoi!

MARIE-LOUISE. — Au fond, vions tous si bien, si bien...

ISABRLLE. — Nos amis nous ont tenu fidelement compagnie.

RAYMOND. — ft nous avons passé, grâce à

s, .un délicieux été de plus!

MARIE-LOUISE. — Nous passons, Richard et moi, des étés inoubliables que nous vous devons à tous les deux!

ISABELLE. — Pas du tout, ma petite Marise chérie, chaque année, c’est ta gaieté, ta gentillesse.

MARIE-LOUISE. — Oh! jamais de la vie, Beauty, tu es l’hôtesse la plus induigente, la plus prévenante, la plus adorable.

RICHARD. — Monsieur Zambault, savent ce qu’ils disent! Il a suffi d’une seule personne pour embellir l’existence de tous ces gens, et cette personne, c’est moi... Monsieur Zambault, je vous propose de terminer notre match de billard.

RAYMOND. — Ah! oui! notre match à trois! M. Zambault semblait prendre le meilleur.

ZAMBAULT. — Oh! bien petite avance!

RAYMOND. appelant. — Fernand! mon petit Fernand!

FERNAND, paraissant à une des portes de la serre, un livre à la main. — Papa?

nous nous trou-

RAYMOND, — Tu viens arbitrer la grande p. tieP

FERNAND. — Avec plaisir, papa!

RICHARD. — Jin d'autres termes, tu vas

ils ne

marquer “es points et applaudir Le in a brables racerocs de monsieur ton père.

MARIE-LOUISE. — On ne vous force vous savez, Fernand!

RICHARD. — Passez, monsieur Zambault.

RAYMOND. — Si tu préfères ton livre?

FERNAND. — Comme tu voudras, papa.

J’allais achever ce conte, mais...

RAYMOND. — Achève-le, mon grand gar-

con! Et achève le suivant! Maupassant!

Toujours Maupassant! Ne te fatigue pas les yeux, surtout !

FERNAND. { Non!

Il retourne dans la serre.

RAYMOND. — Mesdames ?

ISABELLE, que Marie-Louise relient.

On vous rejoint.

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