SCÈNE II
MARIE-LOUISE, ISABELLE et, dans le jardin d’hiver, FERNAND
MARIE-LOUISE, tenant Isabelle par les mains. — Beauty, je veux, tu comprends, je veux que tu me révèles tout ce que tu sais sur le compte de l’inexplicable M. Zambault.
ISABELLE. — Mais, Marise, je te jure que je n’en sais pas plus que toi?
MARIE-LOUISE. —- Enfin, tu questionnes Raymond, en tête à tête?
ISABELLE. Et j'obtiens chaque fois la même réponse « J'ai entretenu jadis, avec M. Zambault, des relations d’affaires très suivies. Depuis lors, je l'avais perdu de vue. Aujourd’hui, il m apporte un projet intéressant, j'étudierai ce projet à mon heure. »
MARIE-LOUISE. — Et, de ce projet, ton mari ne souffle pas un mot au mien et, malgré son horreur des étrangers, Raymond invite M. Zambault au château et il nous le colle du matin au soir. Enfin, cela ne te paraît-il see bien singulier ?
ISABELLE. Nom! Si J'étais curieuse, je me sentirais peut- être intriguée. Mais, vrai! je ne suis pas curieuse. Oh! je ne m’en vante pas, je t’envie!.….
MARIE-LOUISE. — Moi, si Richard me cachait la plus petite parcelle de la vérité, je le battrais!
ISABELLE. — Eh bien, Marie-Louise, je te promets de donner ce soir même le fouet à Raymond.
MARIE-LOUISE. — Isabelle, tu es odieuse!...
Tu te moques de moi, tu me fais enravrer!
Elle se jette dans un fauteuil.
ISABELLE
te consoler en admirant ton Riky,
Beauty, tout: