ROME HUE
MAURICE, — Mais vous me faites peur!
Qu'avez-vous ?
JouJou. — Une seconde, rien qu’une se-
eonde, et je vous dirai quelque chose! Seulement, de grâce, ne bougez pas... quelque chose que j'étais parvenue à vous cacher, que je vous cachais depuis des mois et des mois... Je serais partie et vous ne l’auriez jamais su, maïs à présent...
MAURICE. — Joujou, mon amour, je n’ose pas deviner... C’est vrai?
JOuJou. — Oui, c’est vrai, Maurice...
J'étais bien décidée à me taire et à partir,
Joujer
mais contre vous, je suis sans forces. Ne.
mieer pas! Ah! ne bougez pas, jai peur! Si maintenant vous me preniez dans vos bras, je me trouverais mal... Je vous jure... vous voyez, j'étouffe…..
MAURICE. — Joujou, je vous aime!
JouJou. — Moi aussi, Maurice, je vous aime. Je vous aime depuis si Lo sans rien dire... depuis des mois et des mois, parce que c'est mal... Mais ne bougez pas...
n'approchez pas. J'ai si peur!
moi. je vous aime!
La nuit est complète quand le rideau tombe.