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JOUJOUR SEE va 89
ENTORSES | JOUSOU. — Ohanhgr ? Ab! oui... oui, je me ‘. JouJou. — Voyons, Blanche, du as été suis un peu exercée. malade, mais. à présent: 7e Je
BLANCHE. — Tu: à chinté. d’une façon BLANCHE. — Oh! n’imite pas Maurice,
charmante. n’essaie pas de me convaincre que je Suis de-
JOUJOU. — Tu te moques 4 moi ! venue une athlète... Et puis, ce que je m’en
BLANCHE. — Mais pas du tout! (Un si- ‘imoquerais d’être faible et malade et de
lence.) Veux-tu me faire une petite place?
(Elle s'installe sur Le canapé à côté de Joujou.) Ma chère Joujou, je suis si contente d'avoir vicié la consigne et d’être descendue causer avec toi: (Lui prenant la main.) j'ai tant de choses à te dire encére!
.)" 3ouJou. — Ma chérie, tu me les aurais
… aussi bien dites là-haut et tu te serais épargné une fatigue.
: BLANCHE. — J?ai eu peur que tu ne montes là-haut qu’à la dernière minute.
JOUJOU: — Comment, à la dernière mi-
nute? T’imagines-tu que je serais partie sans it'avoir fait de longs adieux, dis ?
| BLANCHE. — Oui, Joujou, ie le craighais, JOUIOU. — Mais Blanche, c’est sérieux ?
BLANCHE. — Très sérieux; depuis quelque temps, il me + semble que tu évites ma pré- sence.
ainsi? que {ai-je fait?
BLANCHE. — Joujou, nous ne sommes plus
les 4mies d'autrefois.
jure que pour ma part...
BLANCHE. — Ne me jure rien. Mon cœur n’a pas changé.
Jougsou. — Tu me: désespères, Blanche, tu <s nerveuse aujourd’hui ét tu te montes la tête. explhique-toi.
BLANCHE, — À quoi bon des explications ?
- Je sens et ins sais que je dis la vérité.
> sousau. — Mais enfin j'ai le droit...
- BLANCHE. — Non, ma petite Joujou, non, une discussion sur ce sujet avec des reproches et des démentis serait indigne de nous.
SAal-s était agi de toute autre que toi, je me serais tue, j'aurais caché ma peine et, peu à peu, nous serions devenues des étrangères :
. mais je me suis rappelé que nous avions tou- | jours été des camarades loyales et sans arrière-pensées et qu'aucune des bêtises pour Lexqualles les femmes se brouillent n avait pu nous séparer. Alors, J'ai pensé qu'il ne fal- © lait pas laisser mourir dans loubli tout ce bon vieux passé et une affection comme nous
n’en retrouverons jamais ni l’une ni l’autre... Joujou, je t’en supplie, aimons-nous, aime-moi autant on
Jougou. — Maïs je t’aime..
BLANCHE. — Pas autant qu autrefois !
Rends-moi la chère.amitié de jadis, Jen ai un tel besoin, je suis une femme si malheu- -reuse!
PA -gouou. — Tu es malheureuse ?
BLANCHE. — Cela t'étonne? Considère mon
47 RARES quelles joies me connais-tu? je
suis malade, constamment malade, et je ne
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