‹ Le voleur. Joujou. Illustrations d'après les dessins de TroncetChapitre 68 sur 89 · JOUJUU, — BLANCHE, JE TE PLAINS DE TOUTE · texte numérisé non relu

JOUJUU, — BLANCHE, JE TE PLAINS DE TOUTE

quund je jette un regard en arrière sur ma vie d’épouse, je me sens si lasse, si lasse, que je me demande parfois si c’est bien du chagrin que j'éprouve ou seulement une grande fatigue! (Dans un grand cri.) Tiens, je mens, ne me crois pas! ce n’est pas vrai!

je mens! Je souffre encore comme au premier jour! (En larmes.) C’est drôle, n'est-ce pas, c’est très drôle sette faculté de souffrir!

Je ne me blaserai donc jamais! Par quelle

injustice faut-il qu’une chair malade conti-

nue à nourrir ce cœur inexorable!

- JougJou. — Mais, Blanche, es-tu sûre.

sûre de ne pas te tromper? Oui, je sais qu’il

a été léger; mais pas à ce point... et puis

En

Fa + Joujou

OI

il taime, tu te persécutes volontairement.

BLANCHE. — Encore! tu veux encore me faire l’aumône! Mais ai-je l’air d'une femme qui mendie des illusions? Et puis, comprends donc, tant de choses se sont passées sous mes yeux! Il vint une époque où, par indolence d'homme à succès, Maurice ne chercha des conquêtes que dans notre monde :

pourquoi se donner du m2l? Notre maison

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