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le tient son Maurice ;
devant Maurice,
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'rôpe?…..
LE CERTIER. —— Ou je suis une grosse
bête, ou elle en a pris sôn parti très” gaie-
ment! Éd JoUJoUu. — C’est extraordinaire!
LE CERTIER. -—— Mais non, elle s’est éprise
de ce pays et de ce climat qui lui ont rendu presque la santé. Et puis pour Blanche
« Ubi Maurice, ubi patria! » et là-bas elle il est à elle, rien qu’à elle.
Jougou. — Et il s’accommode, lui aussi, de cet exil?
LE CERTIER. — [Ii le coupe tous les ans d'un petit voyage en France.
gouzou. — Mais le reste du temps?
LE : CERTIER. — Le reste du temps, eh bien, oui, il se laisse vivre aux côtés de Sa femme et il paraît très satisfait de son Sort.
JouJou. — Cela mon plus ne vous stupéie pas?
LE CERTIER. — C'est plus étonnant, je l’a-
un jour que j'en faisais la remarque il m'a répondu « Mon vieux, vous vous êtes tous mépris sur mon compte; au fond, jai toujours été un homme d'intérieur. »
voue ;
JoOUJoUu. — Quel grand fou!
LE CERTIER, la regardant. — Oui, un fou charmant. Mais vous l'avez bien revu, Maurice ?
JouJou. — Jamais de la vie? Où l’aurais-je revu?
- LE CERTIER. — À Paris!
JOu3ou. — Vous savez bien qu’il s’y
rend toujours vers l’époque que voici, c’està-dire à un moment où je ne m'y trouve
jamais. Que signifie cette question, notre oncle ?
LÆ CERTIER. — Oh! rien! c’est une ques-
tion en l'air. Il semble curieux que des amis conime vous n'aient pas cherché à se rencontrer... Vous n’irez jamais leur rendre visite à Mustapha ?
sousou. — Je ne crois pas. Blanche n’insiste guère, et moi, je crains beaucoup la traversée ; alors.
L& CERTIER. — Est-ce drôle la viel Vous étiez plus unis que les membres d’une même famille!
JouJou. — Rien ne résiste à des années de séparation.
LE CERTIER. — Rien, SRE"
JOUJOU. — Presque rien.
Un silence. Le Certier se promène de long en Lù et donne des signes d’agitation.
BE CERTIER. — [, Engadine, c'est une autre affaire ! Thérèse m’assure que vous êtes à peu près décidée.
JOUJOU. — Je suis même tout à fait dé- cidée,
LE OERTIER. — Ah! Et vous partez quand ? |
maine sera ja ?
une réponse des Wagons-Lits.
LE CERTIER. — Ah! Alers vous nous aba
donnez ?
JouJou. — Les Williamson : me réclament à cor et à cris.
LE CERTIER. — Vous nous ‘abandonnez pour ces Américains ?
JOuJOU. — Vous n'aimez pas les Améri cains, notre oncle ? se LE CERTIER. — Je veux dire pour ces gens vque vous connaissez très peu. à Jougou. — Comment, très peu! Je les con- Be
nais beaucoup, surtout les deux jeunes femmes; ce sont des camarades charmantes et que je suis très heureuse de retrouver. Mais oui, mon bon Hubert, très heureuse! Je suis un être sociable er je me sens souvent . bien seulette dans l’existence. Vous ne comprenez peut-être pas cela. 2 LE CERTIER. — Oh! si, je comprends très bien... mais ici vous ne manquez pas de s0ciété, vous avez des amis.
JOUJOU. — Lesquels ? Germaine et Max ?.
je ne les vois qu’au dîner; le reste du temps ils sont fourrés à la maison de jeu. <