II. — Pathogénie
Causes du Volvulus. — La cause du volvulus au cours
de la grossesse ne nous est pas connue. Il n'y a pas lieu
de nous en étonner, puisqu’en dehors d'elle, nous ne sommes guère plus avancés. 7; | Dans deux cas, on invoque la constipation très marquée, mais n'est-ce pas là un état des plus fréquents au cours de la grossesse, Dans quatre cas au moins le début des accidents semble avoir coïncidé avec un traumastime, un effort en
général. C’est ainsi qu'il aurait débuté à la suite d’un
effort violent pour soulever un poids lourd, une lourde.
D portes
corbeille dans le cas de Bartuer, un lourd seau plein d’eau dans celui de Lampe. Dans le cas de DonarpsoON, la malade ayant glissé, fit un violent effort pour éviter la chute. Enfin, Lampe, parle d’un cas où les accidents seraient survenus à la suite d’une violente rétraction des cuisses sur l’abdomen. Il est possible que le traumatisme ait joué le rôle principal en provoquant le volvu- lus, ES peut-être aussi, n’a-t-il agi qu’en complétant une torsion. qui existait auparavant.
En tous cas un traumatisme n’est nullement nécessaire. : er |
Enfin, dans un certain nombre de cas, le début des
accidents à été précédé par une période pie ou moins
longue de troubles abdominaux.
Dans le cas de G. BRAUN, pendant les derniers temps de la grossesse, il y avait des douleurs abdominales sous forme de coliques reparaissant de temps en temps dans le bas-ventre avec irrégularités de selles.
Dans le cas de BRETTAUER, une période de constipation de 14 jours avait précédé l’apparition des accidents aigus.
Dans le cas d’OriviEr, une première grossesse avait été troublée par des accidents abdominaux, diagnostiqués salpingite. Lors de la grossesse en cours, il y avait depuis trois mois à trois mois et demi des troubles intestinaux avec météorisme et douleurs.
La malade de Scnircer présentait depuis trois semaines des douleurs de ventre. Bonxey et BrinGes signalent que chez leur malade, il y avait des signes d’occlusion
intestinale chronique depuis 2 ans.
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Par contre, dans le cas de Marry, les deux fois l’ocelu-
sion éclata brusquement sans prodromes,
HI. — Anatomie Pathologique È
Dans un cas, on note un $ iliaque anormal : cas de Bonxey et Brinces. Le côlon descendant se continuait sessile par dessus le détroit supérieur et descendait sur la paroi latérale du pelvis, jusque tout près, 5 m/m, de l’origine du rectum. Telle était donc la longueur de l'insertion du mésocolon pelvien et de cette base, il s’étendait en éventail vers le bord mésentérique de l'énor-! me anse mobile que formait le côlon pelvien. Cette anse se trouvait donc entièrement pédiculée et la torsion
s'était faite au niveau de ce pédicule.
Le degré de torsion est assez souvent indiqué : Il était de 135° dans le cas de SciLrer, de 180° dans les cas de H. BRAUN, Hanpaorx, Piorrowskt et WEsrMAN, de 240° dans Je cas de Kreis, de 360° (un tour entier) dans les cas de AÂTABEKOW, BECKER, BRETTAUER, JANKOwWSKkI, SMIr, d’un tour et demi dans les cas de BarrTueLz, DoNaLpsoN, GUIBÉ ; de deux tours dans les cas de G. BRAUN, MaATRrY
et Prorrowsxt.
Quant au sens de la torsion, nous ne le trouvons indiqué que dans quatre cas. Dans le cas de Moresrin, l’intestin était tordu dans le sens de la marche des aiguilles d'une montre, au contraire dans les cas de FLORENCE,
Guisé et MATRyY, il était tordu en sens inverse.
L'S. iliaque n’est pas toujours le seul organe compris
dans le *volvulus, parfois l'intestin grêle se trouve plus
ou moins entraîné dans la torsion.
Dans le cas de Becker, l'S iliaque muni d’un mésocolon long et mobile était tordu de 360° autour de la base du mésentère du grêle, si bien que les deux mésos. s’étranglaient mutuellement. 11 y avait ainsi 4 mètres et demi de grêle et 30 cm. d’anse iliaque étranglés.
Dans le cas de DoxALDSON, on trouve un volvulus de l'S iliaque englobant aussi une longue anse d’intestin grêle.
Se Dans le cas de Smir, il y avait une double torsion de TS iliaque et en plus, de tout l'intestin grêle, du caecum, du côlon ascendant et de la moitié droite du côlon
transverse.
Enfin dans le cas de WESTMAN, plus de la moitié du grêle avait glissé à gauche du côlon par dessous le sigmoïde tordu et s’était à son tour tordue de 180° : le mésentère tordu passait en dessous du mésentère de l’S. iliaque qui l’étranglait.
Dans le cas de GorrscaLx, l'Utérus était tordu de telle sorte que son bord gauche et les annexes gauches étaient en avant. |
Quelquefois des brides ou des adhérences viennent compliquer la situation. Dans le cas de Kreïs, il existait, un large ligament allant de l’Utérus à l'S iliaque, qui tiraillé par ce ligament se trouvait coudé et tordu. Dans le cas de Scmirrer, il y avait des adhérences de l’S iliaque au ligament infundibulo pelvien et à la paroi posté-
rieure de l’Utérus.
Il nous paraît superflu d'insister sur les lésions de l'intestin, dues à la torsion et qui du fait de la grossesse concomitante, n'offrent rien de particulier.
L’anse intestinale tordue se loge là où elle trouve de
la place c’est-à-dire à la région épigastrique, dans l'hypo-
-chondre gauche et dans le flanc gauche,