‹ Le voyage à Paphos (volume 2)Chapitre 5 sur 22 · VI ' PREFACE · texte numérisé non relu

VI ' PREFACE

qu*il a été publié en 1725, on s'aperçoit qu'il n'est pas complet et que nous n'en possédons que des fragments ou plutôt un simple extrait, découpé aussi adroitement que possible dans un ouvrage beaucoup plus considérable, oii l'on a voulu faire systématiquement des suppressions plus ou moins importantes. Ainsi, le second chant ne renferme que trois pages, et les chants suivants, à l'exception du vu®, sont bien plus courts que le premier, qui a peut-être seul les proportions qu'il devait avoir. Ces suppressions dans le texte ont d'ailleurs dérangé l'économie du poème original à ce point qu'elles jettent de l'obscurité sur différentes parties du récit où l'amant de Thémire raconte ce qu'il a vu à Gnide. Cet amant, qui ne se nomme paSy et qui n'est autre que Montesquieu lui-même, entre ainsi en scène, à la fin du i«r chant : « J'ai vu tout ce que je décris. J'ai été à Gnide, j'y ai vu Thémire, et je l'ai aimée; je l'ai vue encore y et je l'ai aimée davantage. Je resterai toute ma vie à Gnide avec elle, et je serai lé plus heureux

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