‹ Le voyage artistique à BayreuthChapitre 25 sur 107 · Handlung · texte numérisé non relu

Handlung

s'y dessine déjà par une tendance marquée à éviter les répétitions de paroles, par lasouplessedes liens qui unissent les morceaux, par la beauté et la pureté de la diction, et surtout peut-être par l'absence de toute idée de concession au goût public. On y trouve aussi de grandes envolées et des formes mélodiques qui lui sont bien personnelles.

Di:sir,\ATiox

dos principaux Leit-niotifs

de TANNHAUSER

dans Tordre de leur

première apparition

intégiaie.

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Le Vénusber"'

Elisabeth

Le Chant de Wolfram

La Damnation

L'ouverture contient en raccourci tout le résumé du drame.

En premier lieu apparaît le fameux Chœur des Pèlerins^ ^ représentant l'élément religieux; il est d'abord présenté avec une gravité pleine d'onction, puis majestueusement développé sous un dessin persistant des violons, et il s'éteint en s'éloignant. Sans transition, le motif du Véniisberg nous transporte au séjour de la luxure et des jouissances maudites.

1. Je crois superflu de noter en musique ici les thèmes ayant caractère indépendant, qui sont dans la mémoire de tous, et d'une riche abondance dans Tannhaaser.

VGYA-GE A BAYREUTH LE VEyUSbEHG

[D'une allure qui rappelle à la fois Weber fantastique et Mendelssohn féerique, celui-ci a le caractère de Leit-motif, car nous le retrouverons dans la scène du concours 2^ acte, scène vj, chaque fois que Tannhauser va prendre la parole, trahissant ainsi avant lui son état desprit ; puis encore au 3* acte, à la fin de la scène iv, où il annonce lapparition de Vénus/

Plus loin éclate comme une fanfare Y Hymne à Vénus, d'abord en si majeur, puis, après de beaux déveiopperaenls symphoniques, dans le ton principal, /??/ majeur ; une longue pédale de dominante ramène le Chœur des Pèlerins, bientôt escorté du trait strident des violons, et l'Ouverture se termine par une large et étincelante péroraison.

Cest une coupe très classique, très belle aussi.

Au lever du rideau, et comme encadrés dans une bacchanale qui reproduit la plupart des motifs profanes de rOuverture, une Danse de Bacchantes, un Chœur de Sirènes, puis le grand Duo entre Tannhauser et Vénus, dans lequel apparaît par trois fois, et chaque fois un demi-ton plus haut (en re' p, en ré, en riii\)) \ Hymne à Vénus, déjà entendu dans l'Ouverture. Cette scène, 4'une exaltation toujours croissante, est d un effet des plus saisissants.

Au deuxième tableau, un berger prélude sur son chalumeau, et fredonne une chanson d'un tour archaïque, à laquelle s'enchaîne immédiatement, pendant que continue à se dérouler en capricieuses arabesques la rusti-

ANALYSE MUSICALE 2r<l

que ritournelle, le Chant des Pèlerins en forme de choral.

LE CHANT hES PELEHINS TKXORS

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