LE WALHALLA
PV"J^ r
p mollo do le*'
[Il sera l'objet de multiples transformations. Au 3* acte, scène i de « Siegfried ». nous le voyons triomphant, à 4 temps, et associé au thème de L'Épée;
au 2" acte du « Crépuscule », à la fin de la scène i, où Alberich excite Hagen à reconquérir le pouvoir, il apparaît comme démantelé, en mine, méconnaissable.
Il a déjà été entrevu en cet état lorsque, à la scène ii du 2» acte de la « Walkyrie », Wotan prévoit la fin prochaine des dieux.
Enfin il est souvent représenté par ses seules dernières notes, formant une resplendissante conclusion, dans laquelle on peut voir une sorte de grandiose Salut au Walhalla. qui se trouve dans « L'Or du Rhin w, scène ii, trois mesures avant la suppression des bémols.]
SAUT Al' WALHALLA WOTAN
Encore trois mesures plus loin apparaît le thème dit du Traité, représentant d'une façon générale l'idée d'un traité quelconque, d'un pacte, d'un marché conclu, ce qu'expriment énergiquement d'abord ses deux notes initiales (qui sont celles de La Servitude], puis sa descente par degrés pesants, lourds, implacables comme la destinée, entraînant l'idée d'un devoir à remplir.
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42 mesures ensuite se présente le joli thème de La Fascination de l'amour, qui forme d'abord la deuxième moitié d'une belle phrase de Fricka (en fa)^ et que \A'otan reprend ainsi peu après (en mi p) :
LA FASCINATION liE L'AMOrH
WOTAN
Au moment même où Freia entre en scène en courant, on entend pour la première fois ce motif en quelque sorte double, dont les deux parties ont deux significations distinctes : la première appartient à Freïa, déesse de l'Amour, et lui restera personnelle; la deuxième représente La Faite, et exprimera par la suite l'acte de fuir, quel que soit le personnage fuyant. Tel qu'il se présente ici» c'est Freïa en fuite, poursuivie.
FHFIA /-^ Fl'ITt:
Feu après, nous voyons apparaître Les Géants, avec leur motif lourd, pesant, massif, qui a l'air de remuer des pierres.;
ce thème sera l'objet d'une curieuse transformation dans « Siegfried », lorsqu'il devra représenter l'un des Géants lui-même métamorphosé en Dragon (page 428).
Lorsqu'il s'agit de désigner, non plus un pacte ou un traité quelconque, mais bien et seulement celui conclu avec les Géants pour la construction du Walhalla, Wagner a recours à cette nouvelle forme, qui n'est pas sans quelque parenté avec le motif du Traité.
coyyt:.\Tioy avec les cea^ts
et fju'il traite généralement en canon.
C'est dans cette scène, 37 mesures après l'armature du ton de la p, que ce motif est entendu pour la première fois.
Environ deux pages plus loin, un gracieux contraste est fourni par l'élégant contour des Pommes d'or (ces pommes qui donnent aux dieux la jeunesse éternelle, que seule Freïa sait cultiver), que Fafner nous présente sur les notes les plus caverneuses de sa voix de basse-taille, ce qui produit par opposition un effet assez curieux. LES PO M y] ES h OH
FAF.NRR
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Le raotif-t3'pe correspondant à la personnalité du malicieux dieu Loge est aussi changeant et aussi variable que lui-même. L'exemple que j'en donne ici, et qui accompa-
gne ses premières entrées, réunit, groupées, plusieurs des formules essentiellement chromatiques, tortueuses ou sifflantes par lesquelles il est toujours représenté; ces mêmes dessins sont fréquemment intervertis, devenant alors descendants, ou tronqués, modiliés, mais ils restent toujours aisément reconnaissables, aucun autre Leit-motif n'ayant cette allure sautillante et malicieuse.
WOTAN
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Assez proche parent de ce dernier est le scintillant motif des Flammes, qui apparaît ici lui faisant suite,