‹ Le voyage artistique à BayreuthChapitre 66 sur 107 · II · texte numérisé non relu

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Ces nouveaux motifs, entremêlés à ceux du WalJialla, de Freïa, de Za Chevauchée, de L' Amour avec Za Fuite, du Courroux de Wotan, du Regret de l'amour, suffisent pour commenter l'action tant que Brijnnhilde dépeint à Siegmund, qui ne veut pas abandonner Sieglinde, les splendeurs et les séductions de la céleste demeure; mais à rinstant où le Wiilsung désespéré lève son glaive sur sa femme endormie, nous entendons pour la première fois, sous une forme encore vague, le thème de Siegfried ^ardien de l'épée (voir 3® acte, scène i), qui nous révèle la présence de l'enfant dans le sein de sa mère. C'est alors que Briinnhilde, saisie d'une tendre émotion devant cet acte d'héroïsme, se décide, transgressant l'ordre divin, à prendre le parti de Siegmund, décision qui doit la perdre ; c'est alors aussi que, par un merveilleux trait de génie, Wagner transforme subitement le motif de La Mort de mineur en majeur, en change l'allure, y introduisant le rythme de La Fuite; ce n'est plus le trépas de Siegmund qui est décrété, c'est celui de Hunding. A partir

de ce moment, voici comment est transtiguré le motif de La Mort :

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