‹ Le voyage artistique à BayreuthChapitre 7 sur 107 · COMMENT ON VA A BAYREUTU · texte numérisé non relu

COMMENT ON VA A BAYREUTU

beaucoup de reproductions de ses œuvres; et, à très peu de distance, sa statue.

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La maison de Dui

Dans la même rue, en descendant vers l'église Saint- Sébald, on trouve une vieille masure très basse, comme

accrochée au flanc de la petite chapelle Saint-Moritz, Si qui a pour enseigne une assez grosse petite cloche placée en saillie ; si on y entre, il vous est servi, pour la modique somme de 40 pfennigs, dans une salle basse à vieux vitraux, dont les murs sont garnis d'antiques bahuts, de plats, de pichets d'étain ou de faïence et autres curiosités

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Bratwurstglocklein.

authentiques de tous genres, un lunch bien local, composé de choucroute, de saucisses et d'excellente bière. C'est une célébrité qui remonte à plusieurs siècles [BraU\'ursiglocklein).

Le poète Carmen Sylva y a son portrait, au bas duquel sa main r-i^yale a tracé une dédicace.

De Nuremberg on va en deux heures à Baiïlberg, ville très ancienne et curieuse sur la Reignitz, et qui mérite bien les quelques heures qu'on lui consacrera.

Les bords de la rivière y sont jolis; c'est dans une île qu'est construit V Hôtel de ville, qui ne date que du xviii" siècle, mais est intéressant par ses fresques extérieures. Plusieurs églises valent d'être visitées : la Cathédrale, V Église Saint-Michel et V Église Sainte-Ma-ie.

L'ancienne Résidence, datant du xvi® siècle, n'est pas banale. Si on a le temps, on pourra compléter l'excursion en allant voir le château d'Altenbourg, à une demi-heure de la ville, qui possède une jolie chapelle et de la tour duquel on aune fort belle vue.

De Nuremberg à Bayreuth, le trajet se fait en 2 heures 20 minutes environ. Les trains sont fréquents et commodes ; la contrée que l'on traverse est ravissante : on longe la vallée de la Pegnitz, qui fait de nombreux circuits dans une campagne accidentée et verdoyante.

Peu avant l'arrivée à Bayreuth, à gauche dans le sens de la marche du train, l'œil aperçoit au loin, au delà de la gare, et sur une riante colline, le but de notre pèlerinage, le fameux Théâtre des Fêtes, qui détache sur le ciel son bâtiment rouge, orné, pendant la saison théâtrale seulement, de deux grandes oriflammes bleu et blanc, les couleurs bavaroises.

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