‹ Le voyage artistique à BayreuthChapitre 70 sur 107 · L'AMOUR FILIAL · texte numérisé non relu

L'AMOUR FILIAL

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fréquemment coupée par des retours intempestifs de la Complainte de l'éducation, comme aussi par des allusions à divers motifs des Wàlsungs, de La Forge, de

L'Epée, dont l'à-propos est toujours saisissant : il raconte avoir vu son image se refléter dans l'eau (Siegfried gardien de l'épée); quelle était cette eau? [Le R/nn] ; le récit de sa naissance est accompagné de La Race des Wcilsiings, de La Compassion et de L'Amour,... le tout encadré dans L'Amour de la vie.

Lorsque enfin il connaît son origine, un intense désir se développe en lui de quitter à jamais l'antre du gnome antipathique, ce qu'exprime à merveille une alerte phrase indépendante à 3/4, vers la fin de laquelle on rencontre ces deux mesures que les divers commentateurs désignent sous les noms de Siegfried errant. Chanson de voyage, le Désir de voyager.

LE DESIH DE VfjYAGER

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Nous nous arrêterons à cette dernière dénomination,

[en constatant que ce même motif se retrouvera exprimer le même sentiment dans le Prologue du « Crépuscule des Dieux », lorsque Siegfried se dispose à quitter Briinnhilde pour courir de nouvelles aventures, puis encore au l"acte, scène ii, en dialogue avec Gunther.]

L'Anneau, La Forge, La Réflexion, Le Dragon et Le Regret de V amour relient cette scène à la suivante.

Scène ii. — Coïncidant avec l'entrée de Wotan sous la forme du Voyageur, apparaît l'harmonie puissante et mystérieuse de Wotan errant ou le Voyage de Wotan,

laquelle se divise en deux parties, l'une chromatique et étrange, l'autre entièrement diatonique et d'une placide solennité, qui par la suite seront exploitées séparément, mais seulement dans « Siegfried »,

MIMF.

WOTAy ERHAyT

La façon dont est conduite musicalement cette scène si curieuse à tous les points de vue mérite un examen attentif.

Tout d'abord, c'est par le thème du Traité que le dieu oblige le gnome à accepter la singulière gageure dont l'enjeu est leur propre tête ; et, après malicieuse Réflexionc'est sur le même motif que le nain accepte le défi; on sent qu'il veut en imposer à son tour, faire le brave.

Ensuite, chaque fois que Mime cherche une question à

ANALYSE MUSICALE 42g

formuler, cette recherche est accompagnée des bruits de La Forge et du motif de La Réflexion, auxquels s'adjoi*- ^-nent, la première fois seulement, Le Traité, qui le lie, et L'Anneau, objet de sa convoitise.

Sa première question porte sur « la race qui vit au sein de la terre ». La réponse de AYotan est soulignée par tous les motifs des Nibelunfrs, La Forore, L'Anneau. La Puissance cl' Aller icJi, L'Adoration de l'or, Le Cri de triom.-^ l^heduNibelung, L'Amoncellement du trésor, enfin Ze Traité.

Sa deuxième question vise « cette autre race qui vit sur le dos de la terre ». Aussitôt, avec la réponse, appa-» laissent les motifs des Géants, de La Puissance de l'Anneau, du Dragon, et toujours Le Traité.

Sa troisième question concerne « la race qui plane sur les sommets, au milieu des nuages ». C'est alors Le Walhalla qui se déroule dans sa splendeur, suivi d'une allusion à Alherich terrassé et à L'Anneau. Pourtant, au cours de cette troisième réponse victorieuse du dieu errant, se fait jour un thème nouveau, de grande allure,

[qui, assez fortement modifié et agrandi, prendra une grande importance dans la 4' journée :]

c est celui de La Puissance divine.

LA PUISSANCE DIVIISE

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