LA P.4/A
iX">^ \^ — =j> rrl^
Epji7^]"^r"ï j — '
■^ ff^*^ 4 m.
\-* / J \ fi ^ ^
//^ny ^' "
nT"^
J nw^Jj^ji
motif d'une douce et placide sérénité, qui n'a aucun emploi en dehors de cette scène, dans laquelle il introduit un élément de calme et de fraîcheur; puis, 20 mesures
plus loin, aussi tendre, mais plus passionné, Siegfried tré" sor du monde.
SIEGFRIED TBESOB liU yfOyDE
BRLXXHILDE
que nous retrouverons deux fois dans a le Crépuscule ». Ces motifs paisibles s'associent ensuite, pendant le reste du duo d'amour que constitue cette scène, à la plupart des motifs déjà cités, auxquels il faut joindre Le Sort, I.e ■'i'>n\n\?.U de Brunnhilde, Le Dragon, La Ciievauchée, qui ne lontquede courtes apparitions, \)\\\s Siegfried gardien de Vcpée, mis cette fois dans la bouche même du héros, au paroxysme de la passion; L'Oiseau, Le Cri des Walkyries, après quoi une dernière reprise de L' Enthousiasme
de l'amour nous conduit à une sorte de sirette à deux voix qui a reçu le nom de Résolution de l'amour, ou La Décision d'aime^* .
LA nécisioy d'aimeh
BRUXXHILDE
Pl
Dans ce finale entraînant se trouve encore intercalé le Salut à l'amour de Siegfried; ici encore, les deux voix se marient en rapports fréquents de tierces et de sixtes, et ia cadence terminale présente un brio inaccoutumé. Les derniers accords de l'orchestre reproduisent les motifs du Gardien de l'épée et de L' Enthousiasme de l'amour.
LE CRÉPUSCULE DES DIEUX
Le Crépuscule des Dieux diffère des deux pièces précédentes, en ce qui concerne la coupe générale, par l'adjonction d'un Prologue très développé et remplaçant un
1. Les trois derniers motifs cités ici, La Paix, Siegfried trésor du monde et La Décision d'aimer, sont avec Le Sommeil ceux sur lesquels Wagner a composé la ravissante pièce symphonique « Siegfried-Idyll ». (Voir p. 71.)
Prélude pour le 1^"" acte, auquel il est relié sans interruption. Ce Prologue peut lui-même être considéré comme divisé en deux parties ; la première est la belle et sombre scène des Nornes filant le câble de la destinée des dieux comme de celle des humains; la deuxième nous montre les adieux de Briinnhilde à Siegfried partant pour de nouveaux combats.
Prologue. — Dans les deux premiers accords, on reconnaît Ze Salut au monde de Briinnhilde, auquel succède immédiatement le mouvement ondulatoire de l'élément j)rimordial, Le Rhin, qui se transforme (au moment où la 1" Norne va parler) en La Détresse des dieujc ; quatre mesures après, Le Charme des flammes. Gomme les trois sœurs, dans leur dialogue, passent en revue tous les événements que nous avons vus se dérouler dans les journées précédentes, il est naturel que l'orchestre, de son côté, fasse défiler les motifs correspondant aux diverses phases du drame ; aussi retrouve-t-on fréquemment Le Walhalla, Le Salut au Walhalla, La Mort, La Puissance des dieux. Le Traité, Le Déclin des dieux. Le Sort, Loge, Le Charme des flammes. Le Sommeil éternel, L'Anneau, Le Regret de l'amour, L'Adoration de l'or. Le Cri de triomphe du Nibelung, L'Épée, L' Appel du fils des bois, La Malédic' tion de l'anneau, qui se produisent une première fois dans l'ordre ci-dessus, ce qui permettra de les retrouver aisément sur une partition ; la scène des Nornes se termine par le motif du Sort, deux fois répété.
Pendant l'intermède qui accompagne le lever du soleil, L'Appel du fils des bois, héroïquement transformé à 4/4, comme nous lavons indiqué à la page 418, se combine heureusement avec un nouveau thème, qui personnifie Briinnhilde dans son amour humain , dans son amour de
détenu dU, ^ YU^ yy\£yyiArL-^ cJL djL- ^À^ U~t^ rurê 'yjiayLf^
ti ^tjAA.rulc euh ^^S-uaJ^uIo nn^LeAj^ cl.
BRl'NNHILDE
BRUXNHILDE
femme, et dont lélégance est relevée par un grupetlo (expressif. Quatre mesures avant que Brûnnhilde prenne la parole, signalons un court rappel de La Chevauchée, encadrant Le Fils des bois; car c'est lui, et non plus elle, qui chevauchera Grane désormais. Quatorze mesures plus loin, apparaît encore un autre motif appartenant spécialement à Brijnnhilde et caractérisant son Amour héroïque.
LWyiOlH HÉHOIQLE