‹ Le voyage artistique à BayreuthChapitre 74 sur 107 · VV ^\V^ /'^'"I · texte numérisé non relu

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deux t'ois répétés, et chaque fois suivis d arpèges sonores^ puis de grésillements scintillants des harpes, se développant en une phrase large à laquelle une longue série de tierces et un trille prolongé donnent une physionomie tout à fait italienne. Cest sur ce Salut que Briinnhilde prononce ses premiers mots; mais lorsqu'elle en vient à demander le nom du héros qui Ta réveillée, elle trahit sa pensée intime et son désir, car sa déclamation emprunte les notes mêmes sur lesquelles Wotan Ta quittée, après l'avoir endormie sur son rocher, au dernier acte de « La Walkyrie », lesquelles ne sont autres que celles de Sie^^ fried gardien de l'épee.

A son tour, Siegfried radieux entonne son Salut à l'a^ mour, plein d'ardeur juvénile et d'enthousiasme,

SALIT A L'AMOiH SIEGFRIKD

se terminant, comme le Salut au monde de Brûnnhilde, par la phrase en tierces ci-dessus mentionnée, qui apparaît encore plus italienne à présent qu'elle est chantée en duo par les deux voix.

Aussitôt après les deux poir^ts d'orgue et le trille qui terminent cette période, les basses attaquent vigoureusement le thème de La Race des Wàlsungs, auquel répond joyeusement le nouveau motif de L'Enthousiasme de l'a" mour.

E^THOrSlASME DE LAMOlfi

lui encore constitué par une suite de tierces et de sixtes, fait assez rare chez Wagner pour mériter d'être signaié.

VHéritage du monde fait ensuite plusieurs réapparitions dans des tons différents, mais maintenant à 3/4, ce qui enlève un peu de sa solennité.

Se mélans:eant avec lui, selon les péripéties du diaio*

gue, on reconnaîtra principalement Z'£'/i?/iOM5iasme de l'amour. Le Salut à l amour, L' Annonce d'une nouvelle vie, un souvenir du Courroux de Wotan et de La Chevauchée, plus loin La Malédiction de l'anneau, La Servitude ; lorsque arrive le ton de mi majeur, nous faisons connaissance avec deux thèmes qui n'en forment presque qu'un seul, le deuxième étant la suite du premier. C'est d'abord La Paix,

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