‹ Le voyage artistique à BayreuthChapitre 81 sur 107 · LJ V · texte numérisé non relu

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suivie de clameurs et de cris d'effroi, met fin à l'entrelien.

[Quand Parsifal reparaît dans son armure noire, au début du 3* acte, ce motif est en si\, mineur;

et lorsque, à la fin de l'ouvrage, devenu à son tour Prètre-Chevaiier et Souverain du Graal, il accomplit le miracle de guérir la blessure du Koi, il prend cette forme particulièrement triomphale :]

Ici commence la 2^ partie de l'acte. Parsifal, ignorant la loi du Graal qui veut que sur ses domaines la bête soit sacrée, vient de tuer un cygne; cette profanation est cause de tout Témoi. On apporte le cygne mourant au bon Gurnemanz, qui interroge et réprimande sévèrement Tinconscient. Aux premiers mots de sa réponse, son caractère nous est révélé dans toute sa naïveté.

Aux thèmes de La Cène celui-ci à peine indiqué , de La Foi, qui accompagne toujours les discours de Gurncraanz, àe La Brise bienfaisante, se mélange ici un thème nouveau, consistant en deux accords seulement, mais qui est bien nettement associé chez AVagner à l'idée du Cygne, puisqu'il l'a déjà employé dans «. Lohengrin ».

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Sensible aux reproches paternels du bon chevalier, Parsifal ému brise son arc et jette ses flèches. Gurneraanz, poursuivant son interrogatoire, n'en peut rien tirer, sinon qu'il se souvient de sa mère, ce qui nous vaut le triste et doux motif à'Uerzeleïde,

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(Cœur dolent ou la Douloureuse, selon les coramentaleurs:. Entre temps reparaît le motif du Cygne, dans les quelq-ucs mesures émues et solennelles qu'on a l'habitude d'appeler un peu exagérément « La marche funèbre du Cygne ».

Lorsque ]ilus tard Kiuidry, l'aidant à rassembler ses souvenirs, lui apprend la mort de sa mère, nous retrouvons La Galopade, ))lusieurs éclairs de Parslfal, puis Herzeleïde ; lorsqu'il veut sauter à la gorge de la femme sauvage, c'est sur un puissant mais dissonant éclat^ du motif de Parsifal, auquel succède un douloureux rappel à' Herzeleïde ; lorsque Parsifal s'évanouit, et que Kundry

court lui chercher de leau, revient La Galopade, suivie du fatal ricanement; lorsqu'elle lui offre cette eau, ce soulagement, c'est Ze Graa/ qui l'inspire, l'idée du ^«?</72e s'intercale; c'est la Kundry bienfaisante, mais aussitôt elle est reprise par les motifs salaniques, La Magie et ses envoûtements, A7i//or5or qui déjà l'appelle : elle frémit, cherche à se raidir, tombe à terre en proie à des convulsions, puis elle s'endort profondément.

C'est alors que le décor se déroulant nous donne l'im*pression de faire, en compagnie de Gurnemanz et Parsifal, l'ascension du Montsalvat ; dans ces pages presque exclusivement symphoniques, et dont le motif principal annonce la sonnerie des Cloches du Graal, se retrouvent nécessairement tous les thèmes de caractère religieux, et en plus le douloureux dessin, moins fréquemment employé jusqu'ici, mais pourtant caractéristique, de L'Ap" pel au Sauveur.

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