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Los /fanas de Ârgel, ri Uujian dichoxa, Im Gran Sultana l El Laberinto de amor, La Jintretenida,
lui qui avait assisté, an quelque sort litea de l'art dramatique en Espagne llioiifiusriit; il t-appt'Ne li-s i fin m>iùt ~
En somme, sen eri'.iqiits éi;ii,'[it tr^s-fondces i:l pleines du
mesura ; is l-IIi-.i n'an un .iraient puint des principes clruils
L'I ififleiililcs, luis qiiu i;Oi:\ uni ri^mci-ril en de, les premières ;i ri 1 1 t i r- du uii-liuiin'iut; si-'-de, sain l'influeni c t.iuve raine des Lrurtit i s n l'.vu-.ii.issiiiiXîs de in liituiiu ro française du lumps de l.uilis XIV. Cervantes qui i-taî L , enuuiit-
de l'eiisciym-iiifill Siniaiie, nu jjniie bique. in;,'i jii':i /. .■>', Cervanles, dont la haute raisun ae puuvait pasaci' <1l> discipline, n'invuquail {jiii>ri! Horace ut Aristoie qu'en riant et pour se railler dus pédants ta tluï ciusiie;.. Sis liii'orii-s sur li; ihéïme sont csci'llciiies luira; qu'elles émanent du bun 1 secs le plus solide, et qu'elles n'i'in pas Ijiïsoî ti d'être soutenues p;iv (ïi's un lui ni'.'- 1 f ^ 1 1 1 ■ o ': i ! i ■ -~ . Si lin ce ici v: une pus dans ses pièces, «raiides cl p^iite- , le j!cuic qu'on admire dan a Don Quichuttt ci ni lems, i.u y risi'umiiiii son esprit'
ses pièces comme des chefs-d'œuvre, on ne peut que les goûter comme des créations le plus souvent spirituelles ei ' il i vi; ni séantes. Nous qui les liBiiiia aujourd'hui, sans suliir l'influence de ces préjugés rances, que la tradiiimi sc.ilasti- <|iie n liiii^uiTiieiu piT/ienirs, nmi- pensons que don lllas
Hasaire el l'uldit- Umpill:!;. rl.iiei.l l.-Lt-li i U- 1 1'-^ , l'i lions
ne saurions souscrire non plus au jugement mitigé du don
t. es pièces de Cervjiitcs valent iiilinimcnt mieux que la ' îvpuiaiiuu qu'il n leur a l'aiio, et nous ne d mitons pus qui; la pul.lici'.é que vient de leur dunner M. Uover ne moililie consideralilenn-nl uni' u,ii;.i^n q.ii u ]ni se |..i!i|U(;i-:' «us l'L-sis-
il faut signaler parmi celles que H. «oser a publiées tii'iégra- 1,-ment : (Viiru Jr /,V([!?HinJri.«, P.t i/.iUtintu e..,. ( mn/, FA rujian lii.-Auso. Oelloci csl pui liculn. renient remui .| iii:l>io l'.it le début d» doux n'uni- ui te. nù Ce i va unis expose, n un pas .ses principes dramatiques, mais les ressources nu les ficelles, comme on dirait en termes familiers, de ses contemporains,
Pedro de Urdemalas; el un nombre égal d'intermèdes : El Juez de los divorcios, el Rufian viudo,
los dramaturges, ot s'efforce de juslifler ts violation flagrante de l'oiiitë (in lieu, l.ii m'nf se trouve tnut d'un coup iraiiijun'Lêp de Séïille dons im couvent do Meïico, oh le rufloti s'eat fait moine, et c'est la Curiosité qui demande IV-.piicaiinn ti i- ce ln'umue transport à la Comédie. La Cun'osif« et la Comédie se présentent sens la forme de deux nymphes.
Orvuntes Routait f.irt l'introduction des personnages al.lépiriqnc* sar les planenes, et ii s'i.pplautlis^ii de celte innovation ; il croyait mime en l'tiv ] 'ij i v<- nimi r, ol en cela il sa n i. m |rait, car le-' persiniua^e* r.Ht'yiiri.iues ]i,;iirnian[ dans la comédie quelque temps avant tes premiers essais dramatique-!, on peut s'en convaincre en lisant, par exemple, une pièce assez intéressante de Alonio de Vega, contemporain du télebre l.npe de Uueda, et acteur, comme ce dernier, dans ses propres comédies. Nous ne disons rien de }a fameuse (Imi'i: M j.-iihn<- (l)tui;,i fivm'nil tic la muerle), attribuée au juif converti Rabbi 5anlob, de Carrion rqualor- '' e siècle), bans cette espèce de tragédie oh figuren" '
acteurs de tout rang el de tout Age, le personnage principal n'est pas antre que la Mort.
Dans la préface de ses comédies , Cervantes se félicite 'r divisé ses pièces en trois actes ou journées. Vais
média
ailo(tSSS) I
s écrits en prose, le Gardien oiffianque et le Vieillard jaloux sont des ti i-s-ilivi"! Lisi-aïus. Trampagot, leBiil Uarardt., sont île très-bonnes farieles tours et fourberies de Scapin.
ver?, Cervantes a fait montio de cette rit qui dislingue ses productions :
des chevaliers d'industrie, des vierges folles, des gens du faubourg et de Ceux de la campagne, en peu de mots, de ces classes qoi sont en majorité, et dont il avait profondément étudié les mœurs et les discours dans ses nombreuses pérégrinations en Castîlle et eu Andalousie.
Cervantes mêlait toujours ses souvenus aul Hctions de son esprit, et il racontait volontiers dans ses drames et nou-
La Election de los alcaUles de Daganzo, La Guarda cuidadosa, El Vizctiino fingido, Et Retablo de las maravillas, La Cueva de Salamanca, El Viejo celoso. Dans celle collection ne figure pas un intermède, los dos Habladores, qui fut joué et imprimé à Sévllle en 1624.
vallea les aventures de sa jeunesse. De là. le vif intérêt inhérent aux pièces qui reproduisent les exploits des chrétien» en Afrique, tt les souffrances des captifs, en terre mauresque. Il est fâcheux qus M. Roycr n'ait point traduit le TVafo de Argel et Los Baflot dt Ârgel; il s'est borné à donner nue analyse de ces deux uu trois comédies et de quatre ou cinq intermèdes.
Nous ne pouvons donner noire approbation à ce procédé d'abréviation. Puisque M. Royer a eu l'heureuse idée de restituer au public le théâtre oublié de Cervantes, la restitution devait cire complète, et nous espérons nue, dans une prochaine édition, la traduction intégrale remplacera l'a-
NuussouhailoBS aussi une l'introduction, qui est eicellenle, soit plus développée, et que M. Rover s'attache à démontrer les nombreux points de ra|i]n urti.'mciii qui t'usent entre le théâtre ot les autres écrits de Cervantes. Il y a là une belle étude de critique littéraire que nous recommandons vivement à l'habile traducteur, non sans l'engager à revoir encore une foia sa traduction sur le tenc, afin d'effacer ceitaines taches. Par exemple, il serait bon de trnriuire l'expression proverbiale conio por loi cerre ds Vbeda (chercher midi à quaione heures) par uu équivalent Irunçais. Le mot atgambia doit se traduire par charabia, qui a même sens et même racine que le mot espagnol.
Dans l'introduction, il est dit que Cisneros, acteur célèbre et diseur de bons mots, Taisait les délices de Philippe M. C'est une ijioxuiHi'.u.ic. Cisneios clait un des familiers de l'infant d'Espagne dmi Carlos, et c'est don Carlos, et non pas Philippe II, qui menaça le cardinal-ministre Espinosa de lui faire un mauvais parti, s'il continuait 6 interdire au bouffon Cisneros l'entrée du palais.
Dana la traduction de Numance, cette épopée héroïque, M. Royer aurait pu dire en note, tinnn dan~ 1 introduction, que la pièce de Cervantes a surtout acquis une grande popularité en Espagne, ponravoir été représentée à Saragosse, durant la enterre de l'Indépendance, lors du siège mémorable de la capitale dfll' Aragon.
Kote {/"), page xlix.
Cervantes élail domicilié à Madrid dans les lernieres années de sa vie, el c'est à Madrid qu'il jst mort et non à Valladolid, ainsi que l'ont ivancé à tort des biographes mal informés. Melons ces deux faits hors de (foule.
En 1613, Cervantes publia douze nouvelles, jont la dédicace porte la date de Madrid, 13 juillet. L'année suivante, 1614, il donna au public
entendu répéter par un auteur à la mode c que sa prose était excellente et ses vers détestables, s Ce recueil de pièces de théâtre fut imprimé la même année, avec une dédicace et une belle introduction ; le tout daté de Madrid, où se fit l'impression. La même année, 1615, Cervantes publiait enfin la seconde partie de Don Quichotte, le plus parfait de ses ouvrages. La dédicace porte la date du dernier jour d'octobre. Celle seconde partie de son chef-d'œuvre parut chez le même libraire qui avait édité la première, Juan de la Cuesta, en un volume in-d. Cervantes était, alors à Madrid, et il travaillait à son roman de Persiles et Sigismonde*.
Au printemps de l'annfe 1616, ce dernier ou-
1. En 1601, Philippe 111 avait transféré sa cour à Valladulid- K:j février 1006, la cuur Ijinlla dl'tinilivt'meiil Valladolid puur Madrid. Il est probable que Cervantes l'y suivit. La seconde édition de la première partie de Don Quicholte est de Madrid 1608. On sait que Cervantes lui-même surveilla l'Ira-