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tique sur le théâtre de Cervantes, traduit par M. Alphonse Royer en un volume'.
I. M iflirl Cm'untn, lln'-àlrn '.i iidnit |mur i.i premier.! fois pir Alphonse KOYCit. Paris, Michel Liiïy frères, 188U. I vol.
' Ce volume est une bonne fortune pour le public français, plus lieumix que 1b public, cspa^nul. ^r;'n c! S lu |iuhl iraliiin de M. Kojcr, qu'on ne sumnit tenu remercier d'avoir fait connaître Ma France littéraire un vrai tresi'r que l' empanne ne connaît point. On a, depuis la tin du di\-lmii icmt- sit"'t-lo, publié bien des ('-dit 101:5 .-muidott -i des u-uvres du Cei vante.-, ut dans aucune de ces éditions on lie trouve sespifees dramatiques, sauf la Numonda et le Trato dt Argel qu'un place ordinairement & la suite du Viagt ai Parnaso. I.a routine et l'irnuiric s.) nt monnaie non ran le an délit des- l'yrénées, et c'est vraiment une fraude !iunm ptiur les éditeurs espagnols quo L'édition française du théâtre de Cervantes. M. Kivadenevra lui-même, duni lu grande et magniMque Bihliotlùqwt mérite tant d'éloges, a suivi docilement l'exemple de ses prt'ftrVi:s-.mi s : le volii'iii' des ivjmt" complice!, <h; Cerviintes, qui ligure en lèlo de ta belle collection, ne contient pas une si ulc pif'i-n de '.m'iure. An h si les eu ricin qui veulent connaître les éeriLs di amaliqiies de Cervantes en sont-ils réunit:
M. Boyer a donc rendu un service très-essentiel aux lettres, en mettant à la portée de tous ce qui jusqu'ici n'était connu que d'un très-petit nombre, .m petit, en ellet, i|ue la plupart des critiques étrangers qui ont parlé du théâtre de Cervantes, rie . mu i:a„s»i jn.iiit eu ilu inre ; et, mairie cet inconvénient, ils uni |iie,é cl 1 renonce leur verdict. Les plus rigides dans ce métier de la critique, jugent souvent de même, avec compétence assurément, mais sans connaissance
M. noyer s'est moqué, non fans raison, de ces juges et de
blement d'antres critiques, mieux instruits, niais encore
bien des sottises sur l'œuvre dramatique de Cervantes, et cela en Espagne.
Ainsi, puor n'en produire que deux ou trois exemples, en 1149, don Illas Nasarre donna une nouvelle édition do (Délire de Cerviinies h:\:iuii la seconde, et il n'y en a pas eu d'autres depuis), et il trouva plaisant d'y mettre une lourde dissertation, h seule Bn de prouver, en faveur des théories dites classiques, que Cervantes avait voulu tuurner en ridicule les dramaturges de son temps, en composant lui-même
Le théâtre de Cervantes renferme huit comédies : El Gàllardo espanol, la Casa de los celos,
de mauvaises pièces. Ce misérable paradoïe n annonce pas
uf|.Til n:p.u[iu:UJ i.i mi diseur Hument lirs-iili. Qlluii|Ul' (iiili nlnii Nusarn: lui du uuttu ivuk: ci i.- lu.Mui-u-i,iri;s uinnuui'e*. qui était toute-puissante en Espagne, sous la dynastie dos Hnui-li,.»*, :.on invuiniui: e.'e'i:urvui:l,i p(!r>uiiru, ut. un iluli-
ns, l'abbé l.aui pillas, it i monleiil, pieujuilit le théâtre, que don Blas
Enfin lorsque l'académie espagnole donna l'excellente et .splundidu i-diii.Mi ,W. l):,n y «i -■;,/)(.'<•. ■ - Wimiaje t..rdif a il. mi -.„,.>:vud Jf! ia.id iu-uuteur, r-Jro virnifor, - dmi V'i.e.r.e [lu lus UUis, dan. m i- 'iLinif linmiiL|i!ii-.iin', Ir.n-rjire cl trinque s'avisa de remarquer, à |uui,ins dus piùcs dramatique» de Ci ivaMus, qui- iti li.irrirnr d'un «.-j.sr- , siruni dinaire Jus-
liliait piuiu.uuintiu nvi.iuu i!u fiiiiieuv i î> i-.n l.nn lluart.!.
d'.ipivs lequel il est irés-iaie de vmt m. espilt. si omnium qu'il |:nisM; ulre. nV.i!-Hr ira' uml'l] 1 d.'li- la Un.::. nu rt dims la ]u'.. li ; >'.it'. (■■h.iii' il du.iiiii]'.:u.i- que, dans hi etmn'iiM- Linn de hes uuu.ù-dius .'i iriku'iin'- i..'-, l'autciir du i'/.)/,. nif il.) ,ii-a:nlier «V !■< M".>irh- u%cit co;up l .,-tui]iriii uiiMi.'' do suivre les satius préceptes 411 i suut 1 iq.i.udus avec profusion dans la plupart do ses écrits.
].e IMisotlIiumi-iit du l'ucuL-mienli es: 1 ileniieus. IllulK 1 1 piVI.ù |>ar 1 1 Tiu-.ieii s- autant que par la justesse, et il prouve assez (] ue, si la critique espagnole avait fait quelque progrès,
ii usl Im'll vrai uni' CcïV.IPL's a ri'lil dus pages itius du sens 6iir le tliéùtru, ei que ses discrut'unis mku remarqualilea par li profondeur autant que par la finesse dus aperçus; mais il faut dire aussi que ses icIU-mous uie.ellentes n'uni pas Inuj nu-; ('te Ciiiiipriscs, pour avilir été trnp aouvenl exagérées. Hieui que personne, Cervantes pouvait saisir les défauts monstrueux de l'école dramatique de Lopc,