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el parlido, que dicen algunos, se le ofrecio en Paris para régir un colegio real de lectura de lengua caslellana por su Quixote; si ya no fuese por su abanzada edad, o por falta de dineros para el viage'. »
Si l'assertion de Capmany , qui ne repose d'ailleurs que sur une vague tradition (que dicen algunos), avait le moindre fondement, ces mots du sévère critique : « un colegio real de lectura de lengua castellana por su Quixote, » feraient un peu songer au Collège royal de France. El combien ne serait-il pas glorieux pour ce grand établissement d'avoir compté parmi ses lecteurs royaux un Rabelais et un Cervantes, expliquant eux-mêmes et commentant en maîtres et inventeurs ces livres immortels qui sont la joie et la lumière des nouvelles générations? Mais il ne faut pas renchérir et ajouter une hypothèse invraisemblable à des conjectures fondées sur une vague tradition. Ce qui aura donné lieu à cette fable, c'est apparemment l'amusant récit que fait Cervantes dans sa dédicace de la deuxième partie de Don Quivholte au comte de Lèmos, d'uoe prétendue ambassade de l'empereur de Chine. Mais qui ne voit que ce récit agréable n'était qu'une invention de Cervantes, eiprimant à la fois par une transparente allégorie et les sentiments que lui inspirait sa position modeste, et sa reconnaissance pour le puissant seigneur qui lui avait accordé protection et secours? La tradition dont Capmany s'est fait l'écho prouve qu'il n'y a qu'un pas de la fiction à l'histoire, et que les anecdotes accumulées dans la biographie des grands hommes préparent facilement Te chemin à la légende.
1. Teatro historico-cmi u de la Eloqucucia espafltila por !). Ànlonlo Capmaiiy y de Montpalau. Madrid, IT86-I7B*. S 'ol.in-B de l'imprimerie de Sancha, lom. IV, p. 4H.
— Lxxxvm —
L'homme est de glace aux vérités; Il est de feu pour ie mensonge.
Note (h) , p. lvt.
L'acte de décès de Cervantes a été retrouvé de même que son acte de naissance. Nous reproduisons ici cet extrait mortuaire, tel qu'il a été donné par don Blas Ramonel, faisaot fonctions de curé, à la paroisse de Saint-Sébastien de Madrid, le 5 juin 1765, avec toutes les attestations re-
Suises pour garantir l'authenticité de celte pièce, 'extrait a été copié sur un registre de la paroisse contenant les actes de décès. Le voici :
i En veïnte y très de abril de mil seiscientos diez yseisafios muriû Miguel Cervantes Saavedra, casado con doiia Catalina Salazar, cnlle det Léon ; recibio los santos sac ru m en tu s de mano del licenciadu Francisco Lopez : mandôse enterrar en las Monjas Trinitarias : mando dos misas de aima, y las demas â voluotad de su muger, que es testament aria, y el Licenciado Francisco Nunez, que vive alli. s
Concuerda con la partida original del citado libro (fol. 270), à que me remit». San Sébastian de Madrid y Junio cinoo de mil setecientos sesenta y cinco. — Doctor don Blas Ramonel.
Cervantes, suivant l'usage établi parmi les religieux du tiers ordre de SainWFrançoîs, fut porté en terre par la congrégation dont il faisait partie, le visage découvert. Don Francisco de Urbina, qui a honoré la mémoire dn grand écrivain dans un dixain qu'on trouve sous le titre d'épilaphe, en téte du roman de Persiiès, n'a eu garde d'oublier celle particularité :
a Passant, ici est enfermé le rare Cervantes. La
terre couvre son corps, et non pas son nom, qui est divin. Enfin il a fourni sa carrière; mais sa renom* mée n'est pas morte, non plus que ses œuvres, grâce auiqueiles il a pu, au départ de cette vie pour l'éternité, aller le visage découvert.
Voici le texte du sonnet :
Don Francisco de Urbina à Miguel de Cervantes, insigne y cristiano irgnnio de nuestros tiempos, à quien llevaron los terceros de san Francisco con la cara descubierta, como d tercero que era.