‹ Le voyage d'Anacharsis; vaudeville en 3 actes et 5 tableauxChapitre 154 sur 429 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

FRANÇOIS, un plumeau à la main, achève d'épousseter les meubles; MONGÉKAN, en deniilenue viilitaire et avec une cravache, paraît au fond (1).

MONGÉBAN, OU fond, et à mi-voix. St... st... l'ami!... C'est bien ici que demeure M. Triboulard?

FRANÇOIS. Oui, Monsieur... Je vais l'avertir... MONGÉRAN, l'arrêtant, du geste. C'est inutile... je n'ai pas l'honneur d'être connu de lui; remellez-lui seulement celle lettre... {La lui donnant.) Vous lui direz que c'est de la pari du préfet du département. (^4 part.) Son apostille me fera lire avec plus de bienveillance.

FRANÇOIS. Monsieur attend-il la réponse?

Mo.NGÉRAN. Non, non!... Je repasserai, dans la journée... {A lui-même.)

Air : Vaudeville de la Somnambule.

Je l'avouerai, la dénuirche est osée!... C'est aller vite, en amour, dieu merci! Pour une valse, hier, improvisée, Venir parler maria{;e, aujourd huil...

A la vapeur quand tout va, dans la vie,

Quand les ba ons ne seraient pas de trop, Un cœur qui sert dans la cavalerie, fcut bien, je crois, marcher au grand galop! Mou cœur peut bien marcher au grand galop! FRANÇOIS, qui est remonté, regardant au fond. Ah! voilà justement monsieur, qui revient do sa promenade des étangs!

MONGÉRAN, rapidement, à lui-même. .le me sauve... (Haut.) N'oubliez pas ma lettre ! (// disparaît, à droite, par le fond.)

FRANÇOIS, seul, regardant la lettre. Oui... do la préfecture!... Encore ce maudit chemin communal !... [Il prend des journaux sur la table.)

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