SCÈNE M
TRinOUL.VUD; pui$, VICTOHINE.
TRiDouLAiiu, tout joyeux. Torinelle, mon enfant!... Eh bicMi , où sonl-ils donc tous?... {i'oyanl un jouruiil ouvert sur le bureau.) .\li !... ce cher Géiléon... il se sera amuté à lire le journal, oi ça l'a ennuyé... ça m'arrive souvent!... {Voyant la lettre.) Allons! encore une lettre qui s'est faufilée!... (La prenant.) An moins, celle-ci no vient pas delà préfecture. (// t'ouvre.)
VICTOHINE, arrivant à gauche, tristement (I). Vous m'avez appelée, papa ?
TniBouLARD, parcourant la première ligne. Oui... j'ai une bonne nouvelle à l'annoncer.
vicToni.vE, avec joie. Est-ce que ce monsieur est parti'.'
TRIBOULARD, dc même. Mais, non !... n'aie donc pas peur!... le garde-noles viendra dîner avec nous... (Monlrant la lettre.) PJ, liens, voilà déjà uue lellre de félicilalions sur Ion mariajic?... viCTORiNic, faisant la moue. De félicitations ? TRIBOULARD. Je n'ailuquolcs premièresl gnes .. (Lisant rapidement.) « .Monsieur Triboulard, • j'apprends que vous allez unir voire charmanle « fil!e... » {Liii pafi.siint la lettre.) Lis, loi-môme... ça le fera plaisir! (// ta prendre le journal qu'il parcourt.)
VICTORINK, d part. Joliment!... (Lisant, d'un air bjudeur.) • Je dois vous faire connallre.volre « gendre : M. Gédéon, sous des dehors séduisants... » (Haussant les épaules.) C'est quelqu'un qui ne le connaît pas 1
TRIBOULARD, qittltant, des yeux, le journal. Si fait! il est trës-séduisanl, le coquin!
VICTORINK, continuant. « Cache une âme dé- • pravée!... »
TBiBOULARD. Hein? ..
vicTORiNB, avec joie. Oh! vous avez raison, mon père; c'est quelqu'un qui le coiinall bien. (Li!>ant.) « Il a do l'esprit... »
TuinouLARD, respirant. Ah ! je disa'sau>si!...
VICTORINK, lisant. « Mais, il ne s'en sort (|ue « pour le lrio!n|»he (le ses penchants vicieux... »
TRIBOULARD, jetunt le journal sur le bureau. Il ne peut pas y avoir ça!...
vicTORiNii, lui présentant la lellre. Dame! voyez, \ous-iiiéme.,.
TRiuouLAiiD, ii prenant, et lisant. « Vérilablo « Turc, sous le rap|)Ori des femmes... » Oh!... '(// continue, à mi-vaix, pour lui-ménio.) • C'est
• un Grec pour le jeu!... des mallre.'^ses dans tous « les coins... de plus, adonné aux liqueurs forle>! « [Haut.) Cousu de dettes... il a manj^é, d'avance,
• son Jiialhcureux oncle!... » (S'interrompant.) Comment, il a mangé son oncle?... .\h\ « La suc- « cession de son nKillieiireux oncle!... Bref, c'e.sl
• un homme qui sérail le fléau d'une maison « honnéle, el conduirait sa femme au lond)i'au... « convoi direct... grande vitesse !... Signé Won- « géran, officier de spahis. » [Accablé.) Quel lissu d'horreurs !...
viCTORiNE, reprenant de l'assurance. Eh bien ! mon perol... avais-je tort de vous prier d'attendre?
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