‹ Le voyage d'Anacharsis; vaudeville en 3 actes et 5 tableauxChapitre 27 sur 429 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

PAULINE, ANACIIARSIS.

PAULINE ^cllc entre vivement et court à Anacharsis cro\ant trouver" son mari). Ah! cher ami, je puis donc eiilin te serrer (ians mes bras!

A>A(:nAR"<is (se levant). .V l'autre, à présent!.

PAiLi>E (l'envisageant). Grand Dieu! ce n'est pas mon mari!

A.\ AGI! Ausis (^avec colère). Parbleu, Madatne.. il est bien teiii|is de v us en apercevoir!... c'est tout-a-l'heure qu'il fallait dire cela!..

PAUUiNE. Ah! monsieur, pouvais-je soupçonner .. ?

ANACIIARSIS. Vou=; m'^ mettez dans de beaux draps ! Aller crier partout que vous êtes ma femme !...

Air: Vaudeville du baiser.

La nouvelle en est répandue El va me faire un tort affreux!

PAtUNE.

De frayeur, je suis toute émue [.•..

Ah ! quand vous méconnaîtrez mieux, Je serai toute autre à vos yeux.

ANACQAnsis ave: ironie).

Oui, pour une femme qui montre

(1) Anacharsis, Coq-Héron.

Tant lie candeur et de vertu...

Chercher un mari de rencontre.

Et prendre le premier venu !

HAtii.iNK (choquée), f^c premier venu ! qu'osez-vous dir.-? n'est-ce pas vous plutôt (|ui vous êtes intioduilcbcz moi sous un nom suppo>é ?...

A.NACiiARMs (sc récriant i. Supposé!

Pu:i,l>K (continaut). (Jui vous êtes dooné ponr celui que jaitendais?

anacuahsis (vivement). Parce que dans votre passion désordonnée Vdus m'avez fait enlever...

pai;link (plus choquécj. Je vous ai fait enlever, moi ?

A\Aciiv:;si>. Parbleu! celle lettre... envoyée par un paiui.'i. a O.i veut nous séparer...' un M pareiit féroce a juré de lu'enlever à votre » amour. »

PAULINE (vivement). Mais cette letlre était pour mon mari qui venait de se iéfu;îier chez son fière!

ANACiiAnsis (.frappé). Chez son frère? aux Tliernes?

PAULINE. Sans doute.

a.nachabsis (avec un cri). Ah! mou Dieu! c'était pour mon pauvre Edmond!., et moi, qui ai cru... ce que c'est que de ne pas mettre d'adressf's sur les lettres!

PAui.i.NE (éionn'-e). Que voulez-vous dire?

ANACIIARSIS. Qu'à ce compte, vous êtes ma belle sœur!

PiULiNE. Cor ment ?

ANACHARSIS. Vous voypz devanl vous le désolé Anacharsis IJeauménil.

paulim:. Vous! ah ! que je suis heureuse I (Piusvivemeni). Maismonmari, monsieur, qu'estil (Il venu i^

ANACIIARSIS (avec dépit). Est-cc quc jc sais! est-ce que j" puis èlre partout ! je l'ai fait évader à la barbe de ceux qui venaient l'.inèier! Mais quel chemin a-t-il pris? Est il retombé en leur pouvoir? est-il sons les verroux?

PAULINE (troublée). Vous me glacez d'effroi! An moment oii j'étais si joyeuse de son retour.*, oii la vue (le vos petits neveux avait calmé le resseotimeni de mon fièe!

ANACiiAiisis. Mes petits neveux! Ah! oui, parlons-en!... ils ont joué un joli lour à leur oncle!

PAULINE. Mes enfants?

ANACiiAHsis. On me les met sur le dos. Madame ! On veut absolument qu'ils soient de ma façon! (Galant.) Certainement, j'aurais été Ihtté! mais je suis incapable... et jugez comme cet e accusation sau,;'renue va me barbouiller aux yeux de ma future ! une jeune fille charmanie que j'allais épouser...

PAULINE. Ah! je suis au désespoir!...

ANACHARSIS. Sou paient, cette cruche fèléft, est imbu de la chose... Il va entraîner ma colombe dans les profondeurs de l'Atlaniique!

PAULINE. Alais cette erreur peut être facilement détruite!... Conduisez-moi vers lui; vers votre fiancée... Je déclarerai la vérité...

ANACHARSIS (vivement). C'est ça, vous leur parlerez, vous prouverez à cet homme vénérable qu'il n'est qu'une vieille bêle ; venez.

ALBUM DRAMATIQUE

PATATI (accourant tout effrayée.) Oh! la la (i). (Elle entre par le fond).

^ ANACHARSIS Ct PAULINE. Qu'eSt-CC donC ?

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