SCÈNE IV
MaUIETTE, puis STÉPHANE.
Mabiette, jc remettant à balayer. J" vas donc pouvoir finir mon ménage... (Son balai se dénianclie.) Bien... v'Ià mon balai démanché !.. faut que je deiuande un clou au père Coqnarl, notre portier. .{Elle va oucrir la fenHre de gauche au fond; eu même instant, la tête de Sh'phane s'avance du Jehors par cette fenêtre.)
I M:.,!: !n îi. V C.
STii-iiAMî , en di'hor^. M. le docteur (Iiinthou, s'il vous plaît?
MAniKTTK, reculant cffray-'i'. Ah! bien, vous m'avez fait pour, vous!.. (.-1 elle-même.) Encore le petit jeune homme de tout à l'hcun- ! H n'a donc pas compris ! (A part el outrant la porte comme pour le coru/uire.) J' vas lui indiquer!.. {Haut.) je vous ai iliL ; voyez en face...
STÉPllA^K, cnlrant et passant devant elle. En vous remerciant, Mademoiselle (1)!..
MADIETTE, uhasourdie. \h'. mais, dites donc, Monsieur'? on n'entre pas coiDineça!..
STÉPHANE, sans l'écouter. Faites-moi bien vile parler au docteur(îrinchon,eljo vous donne cinq francs. {Iliemijrasse (2).
MAulETTK, rtmirdie. Ah çii!.. qu'osl-cc (pi'il a donc?., je vous répète qu'il ne loue pas ici.
.STÉPHANE, avec une prononciatian tres-cor~ recte. Pardon ! je suis étranger, j'arrive de boulogne-sur-Mer... je ne m'exprime peut-être pas tres-correclemcnt... Le docteur Grinchon, s'il vous plaît?
MAiiiETTK, crirtnL J'ai bien enlemiu !... mais nous n'avons pas de ra dans nol' maison.
STÉPHANE. Pardon ! je ne saisis pas parfaitement... je suis étranger!
MARIETTE, changeant de ton, Bahl... de quel pays ôtes-vous donc?
STÉPHANE. Danois... d'Edimbourg... en Hongrie.
MARIETTE^ 0 elle-même. Tiens!., c'est drôle!., je comprends le danois... et il n'entend pas le fran(.ais! {Haut et élevant encore plus la voix.) Monsieur, vous Ctcs ici chez madame veuvo Bidault et sa demoiselle.
STKPHANG.
Air ; Lisf. époux' le beau Gerttance.
y veux lui park'r,
MAKIKTTE.
A la mère'/