I.rs iiftMF.s; GULLIVIiR, en habit de chasseur, et
le fusil en avant, paraît à gauche, dans le
taillis (I).
GLLUVER, vivement. L'avez-\ous vu?
PRETTY, se retournant. Ah ! vous m'a\ez fait peur, vous!...
MARANS, à lui-inêiin'. .Vu diable l'importun !
GCLLivtii. L'avez-\ous vu?., jauibes fines... col de cygne, œil noir?...
MARANS, à jHirt. Est-ce qu'il poursuivrait, comme moi ?...
GULLIVER, continuant. Robe brune, lacheléc de blanc, au front.
MvuANS. llein?de qui nous parlez-vous?
GULLIVER. D'un daim superbe, qui m'est passé entre les jambes, pendant que je \isais une oio sauvage !...
PRETTY. Que vous avcz raanquée?
GULLIVER. Naturellement; j'ai voulu suivre la plus grosse bote, comme plus à ma portée... cl
ce scélérat de daim m'a promené... (Joddeni!.. j'ai fait au moins mille... milles!... (Avisant quel- (jae chose dans le taillis.) Cliul !.. le voilà... attends, grodin ! (// met en joue.)
PRKTTY, l'arnUanl en criant. Ne tirez pas! ne lirr/. |»as!.. c'est ma vache rou.-^si^!
GULLIVER. Tu crois?.. {Il regarde avec son lorgnon.)
PRETTV, avec humeur. Pardine ! il no faut (]ue des yeux ! (Le regardant.) Lsl-il godiche, celui-là?
GULLIVER. C'est vrai... c'est une vat he.
.VARANS, bas, à Prelly. Occupe-loi de notre aflaire... va aux informations,
PRETTY, bas. Les cent guinéos ? oui!., je vous retrouverai ici?
.MARANS, bas, montrant la droite. Sans doute... elle pourrait repasser !
PRKTTY, bas (1). C'est dil! (/î«.var(/a/i/ r/u côté desa vache.) Eh! ben... ons qu'est donc la Noire et Blanchelte? {Criant aux oreilles de Gulliver.) Les avez-vous vues?
GULLIVER, faisant un soulivesaut. Ilein? (juoi? (jui? {Avec colère.) Pelile bécasse!..
PRETTY, lui riant au nez. Ah ! oh ! :ili ! (Appelant.) lié'. Blanclielle' hé! Noirolte ! c'est que les voleurs n'auraient qu'a me les meiln^ dans leurs poches ! ( Elle sort en courant par la gauche.)