IS. B
de dire quelque cho?e qui vous déplût, tnonsieur Smitchey... mais voire honorable ami était un fier gredin !..
SMITCHEY. Oh! monsieur Brelagne!..
BRETAGNE. C'esl mon opinion ! voilà un an et demi ou'il a disparu avec miss Marion... sans qu'on sache ce qu'il a fait de la pauvre fi le!..
SMITCHEY, buvant et soupirant. Ne m'en parlez pas!., le malheureux!.. Dix-huit mois sans me demander d'argent,!.. Il faut qu'il soit mort!..
BRETAGNE, buvaut. Je le voudrais... philosophiquement parlant!
SMITCHEY, soupirant plus fort. Monsieur Breagne !..ne vous jouez pas ainsi de ma sensibilité! {Changeant de ton.) El le voisin Jedler... comment at-il supporté?
BRETAGNE, soupirant et secouant la tête. Vous vous souvenez que cette maison lui était devenue odieuse? En nous mariant Clémence et moi, il nous l'a louée pour un morceau de pain, le digne homme, et nous y avons éiabli l'auberge de la Bâpe Cl Muscade... une idée de ma femme! ca lui rappelle sa cuisine... Le docteur a acheté une autre maison... {Montrant la gauche.) là... tout près.
SMITCHEY. Je sais!... Et, dites-moi.... depuis cette lettre à ^on père, Marion n'a plus écrit"?
BRETAGNE. Très-souvent, mais toutes ses lettres, le docteur lésa brûlées, et maintenant qu'il n'en vient plus, Dieu me pardonne, on dirait qu'il en attend. Oh ! le cœur humain, monsieur Smitchey! {Buvant.) Quel abîme de contradictions!., quel salmis de non sens! Enfin, cette maison qu'il voulait fuir. .
SMITCH1.Y. Eh bien?
BRETAGNE, montrant la porte treillagée, à gauche. Depuis qu'il ne l'habile plus... il y vient tous les jours... il a l'air d'y chercher quelque chose qu'il ne trouve pas!..
SMITCHEY, à lui-même. PauVfe pèfe!..
BiiETAGNE, haussant les épaules. Un homme qui se moquait de la bataille de la \\e...{Avec mépris.) Je le croyais plus philosophe que çà!..
SMiTCHKY (1). Bail ' bah! vous en feriez autant, si vous aviez quelque chagrin violent!..
BRETAGNE. .Moi?.. Cela ne me ferait pas sour-