‹ Le voyage de GrèceChapitre 7 sur 22 · TRISTESSE AU BORD DE LA MER · texte numérisé non relu

TRISTESSE AU BORD DE LA MER

La redoutable Até, lille de Zeus, s'acharne contre les Grecs.

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Nous fûmes à Phalère.

Non au nouveau Phalère, ce n'est qu'une charmante station de bains, mais au vieux, et bien loin, là-bas sur les rochers où la mer me parle et m'entend.

Des fleurs frissonnent sous la bise ; nous en cueillons. Mais lorsque cette amarante azurée qui pousse dans le sable montra sa tète délicate, nous rejetâmes toutes les autres fleurs.

Tiberge se mit à réciter

{( Tusei savio e' ntendi me' oh'io non ragiono...»

<( Je suis triste et je marche au bord des fl|pts

[profonds,

Courbé comme celui qui songe...»

« L'inconstance d'une âme en ses plaisirs légère, Inquiète, et partout kôtesse passagère. »

— Ah ! dis-je, vous mêlez Dante et Hugo et La Fontaine.

— Oui, me répondit Tiberge, ce sont trois poètes q^ue j'ai découverts. Personne n'ignore (|ue j'en fais profession.

Avec de larges cailloux bien polis et doucement colorés, il exécute des ricochets à travers les crêtes des vagues ; puis je l'aperçois sur l'extrême pointe du promontoire.

— 0 fantôme, lui dis-je, je t'avais créé afin que tu parles avec une des mille voix de mon âme ; et j'ai voulu te nommer Tiberge, en souvenir des larmes que j'ai versées (quelques bouteilles de Saumur

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