‹ Le voyage de M. DumolletChapitre 30 sur 37 · SAINT-MAI.O · texte numérisé non relu

SAINT-MAI.O

Bretagne, laissa passer le régiment; sapeurs, tapins, grenadiers, voltigeurs et fusiliers s'engouffrèrent dans les vieux bâtiments, puis à la queue de la colonne parurent les voitures des vivandiers.

Dumollet, avec une émotion dont il ne put se défendre, lut sur la bâche d'une des voitures le nom de sa fausse veuve « madame Mahomet vivandière au 43° de ligne, l'' bataillon ».

Madame Mahomet, à ce qu'il lui sembla, le regarda longuement. Peut-être allait elle le reconnaître aussi! Dumollet qui n'avait pu s'en aller à cause de la foule rassemblée pour le régiment, fit tourner la tèle à Coqueluchon pour fuir au plus vite cette nouvelle complication. Mais un bras l'arrêta par der-

Le Voj/nf/e de M. Dumollel.

rière, c'était Zcphvrin Montauciel qui ayant remis sa canne au caporal tambour, laissait le régiment s'installer.

— Je ne te quitte pas, mon vieux Mahomet, dit le major, et je vais te présenter dès maintenant à ma future.... pas accéléré en avant marche, c'est à deux pas!

— Mais... je voudrais me débarbouiller, dit Dumollel.

— Pourquoi faire ?... C'est superflu pnur un n"'irre!

EMUEE AU CASERNEMEXT

Dumollel entraîné i.e put résister. Tout ce que permit le major, ce fut un petit arrêt dans une auberge pour mettre Coqueluchon à l'écurie. D'ailleurs la fiancée du major demeurait réellement à deux pas du château, dans une de ces rues étroites aux vieilles maisons de granit noir, bâties par les corsaires malouins avec leurs parts de prise. Le major poussa DumoUct dans une allée cl lui fit frravir un escalier. \\i premier étage Zéphyrin Montauciel sonna sans laisser à Dumollel le temps de respirer.

La porte s'ouvrit aussilûl. Sans doule on avail aperçu le plumet du major

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