Arme de jet
1" mai.
Date qui a pout-r-tre fait quoique bruit eu France, mais journée essentiellement tranquille à Brazzaville. Encore la saison des pluies. Prenons arrangements de départ. Le docteur Simon déjeune avec nous.
Amélioration très sensible. Durera-t-elle? Les fatigues de la route ne me rendronl-elles pas un peu malade? Arrivée d\m courrier peu important de France. Heureusement tout le monde est en bonne santé. Le docteur est venu liier. Bonnes relations entre les protestants et les catboliques du Congo. lAlaladie du gérant de la Mission hollandaise. Série à la noire que semble traverser en ce moment la N. A. H. V. Lisez : Niewe Afrikannschc Handels Vengutschap . Temps gris et couvert se rapprochant un peu du temps de la saison sèche.
Brouillard épais vers sept heures. Arrivée de l'administrateur Vittu de Kerraoul. Préparatifs de départ pour le lendemain. Dîner au poste. Temps de saison sèche. Le gérant de la factorerie hollandaise de Brazzaville mort dans la nuit et enterré en ce jour. Adieux à la Mission française.
4 mai.
Fièvre assez forte. Préparatifs de départ et chargement de la caravane de cinquante-quatre hommes. Déjeuner au poste, après avoir fait les adieux à la Mission et à Mgr yVugouard, qui nous a bien hébergés. Pris congé du docteur et mise en route des hommes vers midi trente. Beau temps, mais assez forte fièvre.
La route se passe sans incident. Passage du Djoué en pirogue, ainsi que de la Sona. Les herbes sont bien hautes et donnent un aspect assez
difÎLTont de celui do lu saison sècho, quand les herbes sont bridées. Arrivée vers quatre heures au village de Molakala chez les Balhlis et campé. Fièvre très forte.
j mai.
Un orage assez fort dans la nuit, mais pas de pluie. Parti à six heures et demie. Léger retour offensif de dysenterie. Temps gris et assez agréable. Stoppé vers onze heures pour déjeuner! (Euphémisme.) Arrivé au village de Monment (?) pour y camper, vers quatre heures ; plusieurs villages le long de la route qui est peu accidentée. Orage dans la nuit, mais assez loin. Pluie dans la nuit.
G mai.
Parti à six heures quarante-cinq. Stoppé vers neuf heures et demie pour déjeuner. Appareillé de nouveau à dix heures et demie; descente assez raide et arrêté à un autre petit village vers une heure et demie. Orage qui ne nous atteint pas.
Arrêté à quatre heures et demie dans un village (village de marais) très propre et avec des palmiers en grand nombre. Cases bien construites ; loeé dans une case.
Parti à sept heures et demie. Traversé le marais, assez profond. Traversée, vers onze heures, d'une rivière où Ton a de l'eau jusqu aux aisselles. Déjeuné à ladite rivière, reparti à midi. Arrivé à quatre heures et demie dans un village assez joliment perché en haut d'une colline. Temps gris presque toute la journée, menace d'orage le soir.
Chef de village aveugle. Achat de quelques vivres moyennant étoffes. Le m'talvo de Brazzaville" n'a presque jdus cours. La route, traversée de nomln-eux ruisseaux et mérigots, assez détrompée.
Retenu au campement par la pluie qui commence à tomber, depuis cinq heures jusqu'à neuf heures et demie, avec tonnerre et éclairs. Mise en route à neuf heures et demie, marché jusque vers midi et demi. Arrêté pour déjeuner au bord dime rivière peu profonde. Resté environ une heure, passé de nombreux cours d'eau. Rencontré vers trois heures M. Decaux se rendant à Brazzaville.
Assez bon temps. Stoppé vers six heures au village do N'oufîo. Les indigènes y mangent de la terre. Logé dans une case; prix do la location de la chambre pour la nuit : quatre m'takos. Pluie orageuse le soir.
Départ à huit heures environ; relardé un peu par une légère pluie, qui est tombée une grande partie de la nuit; route accidentée. Arrivé vers midi au poste de Komba, appelé par les indigènes Kinyoyo, sur les bords de la rivière Komba. Poste construit en brique et chaux. M. Driomont, chef de poste. Repos au poste, le restant de la journée. Visite du poste, assez gentil, mais petit. Nombreux villages indigènes tout autour; derniers échos du massacre de M. Laval : destruction de Bassoundi et du chef qui a ordonné le massacre. Les communications entre Komba et Manyanga : deux jours do marche entre les deux postes.
10 mai.
Séjour au poste de Komba; visite du poste. Son but : vérification des caravanes; entouré par la rivière Kondja (jui en fait [)resque le tour. Nécessité d'un port. Temps brumeux, léger orage le soir vers sept heures.
11 mai.
A une heure de Taprès-midi, départ du poste de Komba, par une
gorge ù travers les collines qui barrent la route à l'ouest. La route est ensuite assez plate. Stoppé à quatre heures. Assez beau temps, chaud.
12 mai.
Parti à six heures quarante-cinq, traversé le pays bassoundi où tous les villages situés sur la route et autour ont été brûlés. Arrêté pour déjeuner dans un grand village, vers dix heures et demie. La route est dans une plaine avec de hautes herbes; passé à onze heures et demie à un village assez ombragé.
Arrêté vers cinq heures au village de Mobili. Sliman s'est trompé de route en suivant par derrière et n'arrive pas le soir à l'étape. Assez bonne case mise à la disposition de ustcd.
12 mai.
Orage une partie de la nuit; très forte pluie; je ne pars qu'à sept heures et quart. A onze heures, la caravane est arrêtée par une rivière transformée par l'orage de la nuit en un véritable torrent (affluent du Niari). Obligé d'aller passer la jourjiée dans un village situé à près de deux kilomètres de la route. Les indigènes, qui ne paraissent pas avoir vu souvent des blancs au milieu d'eux, font cercle autour de moi, une partie de la journée, comme de vulgaires Parisiens autour d'un Fuégien ou d'un représentant quelconque de la race simiesque. Sliman arrive dans l'après-midi.
14 mai (dimanche).
Ce qu'on peut penser des cadeaux d'un noir, et stupidc manière de vendre acceptée par les blancs.
Traversée de la rivière, à sept heures, en ayant de l'eau jusqu'aux épaules. Le courant n'est pas très violent; route assez facile. A onze heures, arrêlé encore par une autre rivière à courant très violent. On attend une pirogue quelque temps. Impossible de lui faire remonter le
courant: coucIil' au village près de la rivière en attendant la baisse des eaux. Éclairs à l'horizon. Invocations et féticliisnies pour écarter Torage.
15 mai.
Les eaux se trouvent avoir suffisamment baissé, et grâce à un contremaître on peut passer facilement. Courant très rapide; le départ du village a eu lieu vers sept heures. Arrêté au village de Msomdo Nigoudou vers dix heures et demie pour y déjeuner. Case pour blancs et nombreux vivres à vendre; marché ensuite sur terrain plat et suivant un plateau assez élevé, et arrivé à trois heures à la nouvelle et provisoire installation des Pères de Bouanza, installation située dans une assez jolie situation dominant le Niari. Très beau temps.
16 mai.
Repos à la Mission, avec légère reprise de diarrhée. Les mésaventures des Pères de Bouanza dans l'ancien poste ; presque une année de travail perdue ; nouvelle installation dans une position plus saine, presque au centre des populations balembés, beaucoup plus sauvages et fières que les autres. La vallée du Niari, grandes collines de l'autre côté, ouvre une route menant à Manyanga, mais coupant la frontière belge. Le Père Sang, Luxembourgeois naturalisé Français.
17 mai.
Quitté la Mission vers huit heures, arrêté vers onze heures pour déjeuner, après avoir rencontré plusieurs petits villages. Beau temps. Route plate, mais avec de grandes herbes bien ennuyeuses; passé vers trois heures une rivière où Ton a de Feau jusqu'aux aisselles; terrain marécageux, ensuite route en tippoï.
Arrêté vers trois heures et demie à un petit village très peu important; couché; encore des éclairs.
La nouvelle lune et les Loangos.
Départ vers six heures quarante-cinq; beau temps. Nombreux villages tout le long de la route plate, et grandes herbes. Rencontré à huit heures et demie, dans un très grand village, Tinspecteur général des colonies, M. Verrier, montant à Brazzaville; pris un verre d'eau-de-vie d'ananas.
Continué et déjeuné à onze heures et quart dans un petit village.
Temps chaud ; reparti à une heure et quart et marché jusqu'à quatre heures et quart pour s'arrêter dans un assez petit village. Rencontré plusieurs autres villages sur la route, dans de véritables petits îlots de vôrdure. Palmiers et bananiers, manioc et autres divers : route très ennuyeuse dans les grandes herbes; les graines nous piquent de partout et me donnent presque la lièvre du foin; les indigènes sont maintenant des Bakambas.
19 mai.
Assez fort orage avec pluie toute une partie de la nuit ; temps gris et couvert le matin, et pluie jusque vers dix heures et demie. Parti seulement à cette heure et marché à pied jusqu'à midi dans les herbes mouillées, chose éminemment suave. Remis en marche vers une heure; traversé plusieurs brousses et villages. Les villages, situés au milieu de la plaine herbeuse, font de-ci de-là des tâches énormes dont on aperçoit plusieurs d'un seul coui) à Iborizon, le terrain étant extrêmement plat; beaucoup de bananiers.
Arrêté vers cinq heures au village de Kaï, dont le chef est une femme d'une amabilité douteuse et dont le village est fort mal entretenu.
A sept heures, pluie torrentielle avec orage; la pluie continue dans la soirée.
20 mai.
Toute la matinée, le tenq)s est gris et couvert. Route à mi-côte et à travers le plateau, toujours longeant le Niari. Nombreux villages sur la route ou à peu de distance. Arrêté dans un village situé dans un fond
pour y déjeuner, de midi ù midi quarante-cinq. Jolis points de vue le long de la route sur la vallée du Niari.
Arrivé au poste de Loudima. En arrivant au poste, j'apprends que la pirogue qui fait le service sur la Loudima a été enlevée, et que la route est coupée du côté de Loango. Depuis quelques jours, de nond^reuses caravanes attendent des deux côtés de la rivière.
21 mai.
M. Arrivet, chef de poste, Parisien, assez fiitigué. Le poste de Loudima, ses bœufs, ses ânes et sa jument vivant tous là dans une parfaite béatitude, mais dans une inutilité parfaite. Le poste, qui a été assez bien, a besoin d'une réfection complète. Le chef de poste a envoyé un caporal chercher une pirogue. Faux espoir de départ demain.
Visite du poste situé au confluent de la Loudima et du Niari. Les eaux baissent un peu, mais impossibilité de passer. Les caravanes s'accumulent; peut-être pourrait-on essayer le passage par le Niari, dont le courant est beaucoup moins violent que celui de la Loudima.
Retour du caporal vers midi et achat d'une [)irogue. A cinq heures, la circulation est rétablie. Beau temps.
Quitté le poste à huit heures du matin. 11 manque, au départ, un contremaître et quelques hommes qui avaient été chercher des vivres.
Route assez plate, avec grandes herbes. Beau temps chaud. Mangé près d'un petit ruisseau entre onze heures et demie et midi et demi. Arrêté à deux heures définitivement dans un village bakongais, pour y coucher.
Retour du contremaître et des liommes vers la nuit. Orage dans le lointain qui ne vient heureusement pas.
Départ à six heures quarante-cinq. Beau temps; la saison sèche paraît définitivement établie. Rencontré aucun village. Arrêté à dix heures quarante-cinq pour déjeuner; reparti à onze heures et demie; traversé plusieurs petits cours d'eau. Arrivé vers quatre heures et demie dans un grand A'illage de Bakongais où je couche. La route, dans la seconde moitié de la journée, commence à devenir plus accidentée, et la vue s'étend jusqu'au Bayoumbé ou Mayoum])é. Le village est dans une plaine très nue. Beau temps.
26 mai.
En route vers sept heures. Le chemin commence à devenir un peu plus accidenté. On voit maintenant très bien le Bayoumbé. Les hommes poussent difTérentes exclamations à sa vue. Il est plus agréable d'apercevoir un peu de montagnes que des plaines interminables et couvertes d"herbes.
Déjeuner à neuf heures et demie dans une espèce de halte de caravanes où les indigènes viennent vendre du manioc, ainsi que cela se fait en plusieurs endroits. Repos à une heure et demie. Premiers commencements de grimpettes et de brousses.
Campé sur une petite butte située à Lentrée du Bayoumbé, qu"on aperçoit nous dominant avec les sections nettement tranchées de ses limites et de celles de la brousse herbeuse. Vent sud-ouest assez violent.
Déi)art à s(q)l lieures ([uinze: entrée dans la forêt de Bayoumbé et ascension du Bamba. Auparavant, traversé quelquefois la même rivière. La descente du Bamba avec ses nombreux échelons est. je dois l'avouer, plus pénible que la montée. Déjeuner près d'un clair ruisseau; une
heure après, encore quelques montées et quelques descentes. Ensuite, retraversé quelquefois la même rivière, puis ai rivé au village do Vanti à trois heures. Chef, Yantila, absent. Le village est en pleine brousse. Population de Bayoumbés.
28 mai.
Parti à sept heures quarante-cinq. Beau temps, route assez dure et très glissante au début, où elle suit un cours d'eau à liane de coteau au milieu des racines, vrai chemin de chèvre. Passé de nombreuses fois le même cours d'eau et ensuite d'autres moins importants. Un peu de tippoï. Passé devant l'agglomération des villages de Poungo, perdus au milieu du Bayoumbé. Après déjeuner, de onze heures à midi, ascension du Kaba, une seule grande montée, mais dure, moins cependant que le Bamba. Encore quelques cours d"eau à traverser et des petits raidillons. Mes pauvres pieds !
Arrivé vers six heures à un village abandonné dont le nom est Bondaminzi. Journée trop fatigante et très dure.
29 mai.
Départ à sept heures ; route moins accidentée que les jours précédents. Rencontré à huit heures lAIgr Carrié, évêque de Loango, se rendant en tournée pastorale à Bouanza et Linzolo. Court entretien dans une montée; reparti et arrêté à midi pour déjeuner près d'une petite rivière. Très beau temps, mais un peu chaud. Nombreux arbres tombés en travers de la route et qu'avec peu de frais on pourrait enlever, tous les ans, en envoyant une équipe de Loangos avec des haches. Reparti vers une heure, route relativement meilleure. Arrivé à quatre heures au village de Kaï Laemba, et y couché ; hèvre et diarrhée, reprise.
30 mai.
Encore la fièvre. Départ à six heures quarante-cinq en tippoï; puis,
vers huit licares et demie, ascension du Foungou, la dernière des grandes montées et la plus petite de celles que l'on rencontre dans le Bayoumbé. Déjeuner à onze heures au village do Titinlunga (?) ; suis assez fatigué : reparti vers une heure et arrivé vers quatre heures à la sortie de la forêt de Bayoundjé. Joyeuses exclamations et cris de joie des porteurs à la vue de la plaine. Contentement universel.
Campé sur une halte de caravanes, juste à la lisière de la forêt. Beau temps et vent d'ouest.
31 mai.
Départ à six heures vingt-cinq; route d'abord en plaine, puis traversée de nombreux petits bois rappelant vaguement le Bayoumbé avec, encore, quelques petits cours d'eau, montées et descentes. Stoppé à la lisière d'un de ces petits bois pour y déjeuner, de dix heures trente-cinq à onze heures et demie. Très longue route (en hamac) heureusement assez plate. Arrivé à quatre heures quarante-cinq au village de .^l'houkou Sibomali; place assez pro[)re et case pour les blancs relativement très supérieure, avec lit et fermant à clef.
Jeudi 1" juin. 1803.
Quitté le village do M'boukou Sibomali à cinq heures cinquante-cinq. Les tippoïeurs marchent grand train. A sept heures et demie, aperçu la mer... Enlin!
Arrêté à huit heures et demie pendant demi-heure pour charger. Arrivé à la résidence de Loango à neuf heures et demie. M. Fouden, administrateur par intérim. Logé chez Destephen, commerçant à la côte. Déjeuné et pris })ension (?) là avec M. Chauveau, nouvel administrateur principal de Brazzaville et dépendances, et le docteur Audiberl, médecin de la marine.
Tenqjs de saison sècbe; pas de bateau à espérer d'ici (piehpie temps par la voie portugaise.
Loango, trie do ligne des transports dn Ilaut-Congo, aspect d'une petite ville de la côte d'Afri({ue, la factorerie du S. A. B. A. II. V., maisons Ancel, Seitz, Parke et portugaises, les deux missions, la résidence et les magasins; la lagune et la barre. Visite au gérant de la Société anonyme belge.
3 juin.
Déjeuner avec toutes les JiuHes à la factorerie de la Société anonyme belge. Gérant un peu excentrique.
Visite dans la matinée aux Pères de la Mission : Fimprimerie, la chapelle, et, le soir, visite à la lAlission des Sonirs : Mme Fouendeau, la Mère supérieure qui a trente années de colonie.
I juin (dimanche).
Messe solennelle à la Mission des Pères : la cluajielle presque complètement remplie et poui'tant assez grande. Suis toujours assez fatigué. Décidément partirai par Landana et Kabinda, d'ici en tippoï et après en vapeur jus([u7i Lisbonne.
La corlade comme monnaie de payement. Procession solennelle, le soir.
5 juin.
Repos à Loango en attendant le départ. Rien de bien nouveau. Temps de saison sèche; les femmes à la pèche dans le bassin et la lagune. Curieux effet vu den haut.
1} juin.
Grand déjeuner à la Mission des Pères. L(^. R. P. GaiUan et sa gracieuse manière d'accueillir le docteur Audiberl et ÎM. Carrières. Une
heure de pliilosophie on latin, chants et musique après le repas. Visite le soir à Mme Carrières. Retenu son mari à dîner.
Reprise de dysenterie, assez fortement pendant la nuit.
7 juin.
Suis souffrant une assez grande partie de l'après-midi et obligé de rester à peu près impotent dans ma chambre. C'est toujours la dysenterie.
8 jîiin.
Visite à M. Fourneau, administrateur de première classe, dans l'aprèsmidi, de retour pour quelques jours de travaux de délimitation. On attend avec im[)atience l'arrivée d'un steamer français. Visite du Père Gaétan.
9 juin.
Déjeuner dans la matinée chez M. Fourneau; rien de bien extraordinaire. Départ probable pour dimanche matin, en tippoï, jusqu'à Massabi et de là à Landana.
10 juin.
Vers neuf heures du malin, les indigènes crient : « Sailo! » Un navire est en vue, c'est la Ville de Maccio do la compagnie dos Chargeurs réunis. Embarquement rapide avec le boat de la santé, déjeuner à bord avec le capitaine Dccœur (commandant), qui vient à Loango chercher des hommes pour une expédition qui doit partir de Grand- Popo.
Qucbpies nouvelles de France. Je ichango mon projet et irai à Landana a\ec la Ville de Maceio et de là, conmie je pourrai, à Kal)inda.
Adieux à Loango.
il juin.
Messe le matin, chez les Pères. Adieux au brave Père Gaétan, dernier déjeuner chez Destephcn. Pris congé de tout le monde, dans toutes
les règles, et embarqué sur la Ville de Maccio pour Landana, à quatre heures du soir.
Le commandant Tanquorez, l'agent des postes Roland, le docteur et le commissaire. Dernier coup d'œil sur Loango. Débarquement des dernières marchandises, mais, suivant Ihabitudo de la côte, il en reste encore quelques-unes à bord, lorsque le bateau lève l'ancre. Mouillé au bout d'une demi-heure de marche un peu plus loin en vue de Loango, Beau temps.