AGONIE
Jacques arrivait à Kabinda dévoré en quelque sorte par quatorze mois d'Afrique et ne ramenant de tous ses compagnons de départ qu'un noir et un Arabe du Sénégal qui ont été d'ailleurs des modèles de fidélité et de dévouement. Pour lui l'embaïquement, l'air salin de la mer, les soins donnés à bord étaient le salut. Il allait, hélas! être pour ainsi dire frappé en vue de la terre promise, car il fut terrassé par un accès de fièvre cérébrale au moment où il mettait le pied sur le canot qui devait le conduire au paquebot. Le navire sauveur partit sans lui. La parole est ici laissée aux témoins de ses derniers moments, à qui grâces soient rendues ici-bas et dans Taulre monde pour les soins dont ils ont entouré l'explorateur expirant et pour les larmes qu'ils ont versées sur son cercueil.