‹ Le voyage de Monsieur Perrichon (volume 4)Chapitre 43 sur 89 · Acte nj^a · texte numérisé non relu

Acte nj^a

Perrichon. — Pourquoi? (Avec fatuité.) Tout simple ■J*^'****f') ment parce que je l'ai sauvé, mon \xm ! **^ yt^futM

Majorin. — Toi ? (A part.) Ah çà ! ils ont donc passé /w*^ tout leur temps à se sauver la vie ! »*«^ fc-vrJ.»^ (j^

^(^ Perrichon, racontant. — Nous étions sur la mer de 5 Glîice, le mont Blanc nous regardait tranquille et majestueux.

Daniel, a part. — Second récit de Théramène ! vgus^^^Zi^

B Perrichov. — Nous suivions tout pensifs un sentier *^*^ ''

abrupt. Vccw*«*<i*» in

Henriette, qui a ouvert un journal. — Tiens, papa, qui \j 4^ J* est dans le journal ! f^f^

Perrichon. — Comment ! je suis dans le journal ? ^ n-*.-»-t ■— 4u Henriette. — Lis toi-même. . . .là. . . .{Elle lui donne le juurn<J.) il^tv^

Perrichon. — Vous allez voir que je suis tombé du jury ! <^^^'*'^ {Liiant.)*'^On'liO\xs écrit de Chamouny. . . . ' V e. •«» /u..4.*/>»««< f>'*' <^ ^^J Tous. — Tiens! (Ha se rapprochent.) i^w****-

^^Perrichon, lisant. — " Un événement qui aurait pu avoir ftrw**'^^"*

/*^^3^des suites déplorables vient d'arriver à la mer do Glace. . . 20 "«-t.**^

il. Daniel S .... a fait un faux pas et a disparu dans ,

une de ces crevasses si re<JoutéeJj des voyageurs. Un des ^^"^'f^^

témoins de cette scène, M. Perrichon, (<iu'il nous permetto * , , '

■^^ de le nommer.)" {Parle'.) Comniciit "(Tone ! si je le ^^J^'*'^

permets! {Lisant.) "M. Perrichor», notable cominer<^'ant25'>*'-**'^**

l^f^ de Paris et ptre de famille, n'écoubmt que son courage, j^^.

et au niépris de sa propre vie, s'est élancé dans le gouffre. "'^*i*«**»*» «^ {Parle'.) C'est vrai, "et après des efforts inouïs, a été '**«1«»'**'^ •^Ât- assez heureux pour en retirer son compagnon. Un si ad- W**^ nrirable dévouement n'a été surpassé que par la modestie ao ' de M. Perrichon, qui s'est dérobé aux félicitations de la ".[^^fr.-^

yjcXtA foule émue et attendrie .... Les gens de cœur de tous Uyv\*K.

if'^^'jj. ^^^ P^y^ nous sauront gré de leur signaler un pareil trait ! " vL^Xir^ ^^T^ Tous.-Ah! ~

Daniel, à part. — Trois francs la ligne ! a, 5 Perrichox, relisant lentement la dernière phrase. — "Les gens de cœur de tous les pays nous sauront gré de leur signaler un pareil trait." (^A Daniel, très ému.) Mon ami . . , .mon enfant! embrassez-moi ! {Ils s'embrassent.) Daniel, à part. — Décidément, j'ai la corde. . .v««vU*îi 10 Perrichon, montrant le journal. — Certes, je ne suis pas un révolutionnaire, mais je le proclame hautement, la .^«J^ i«4ov.â|,J presse a du bon! {Mettant le journal dans sa poche et à part.) J'en ferai acheter dix numéros ! 5-^ Madame Perrichon. — Dis donc, mon ami, si nous en-

. 15 voyions au journal le récit de la belle action de M. «V^ ** Armand? " »**^*^

Henriette. — Oh ! oui ! cela ferait un joli pendant 1 Us/^^^j^i^^ (^.AjJtly Perrichon, vivement. — C'est inutile ! je ne peux pas

toujours occuper les journaux de ma personnalité. . .■^j'j»*^"*** 20 Jean, entrant un papier à la main. — Monsieur ? Perrichon. — Quoi î

Jean. — Le concierge vient de me remettre un papier '-'^ timbré pour vous. Uo.^ *^ ^

Madame Perrichon. — Un papier timbré ?

25 Perrichon. — N'aie donc pas peur ! je ne dois rien à ^^^ personne .... au contraire, on me doit ....

Majorin, à part. — C'est pouf moi qu'il dit ça ! «M* V*""^**!^! Perrichon, regardant le papier. — Une assignation aA^/^vK^i tvwJt comparaître devant la sixième chambre pour injures envers jSn^ 30 un agent de la force publique dans l'exercice de ses fono ^•»^ tions.

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