‹ Le voyage de Monsieur Perrichon (volume 4)Chapitre 44 sur 89 · Acte III · texte numérisé non relu

Acte III

Tous. — Ah ! mon Dieu !

Pkrrichov, lisant. — Vu le pr(x;ès- verbal dressé au ■^^^fJu^■ 4- )v**»i bureau de la doujine française par le sieur Machut, sergent "~^Ç^ douanier . . . .(Majorin remonte.) ^.w** ^

Armand. — Qu'est-ce que cela signifie 1 5

Perrichon. — Un douanier qui m'a saisi trois montres '*^'^ ^jf^ • • ■ .jai été trop vif. . . .je l'ai appelé. gabelou ! rebut de>»*4v«,.4 l'humanité. . . .

Majorin, derrière le guéridon. — C'est très grave ! Très ' grave ! lO

Perrichon, inquiet. — Quoil

Sf»***f^ Majorin. — Injures qualifiées envers un agent de la force publique dans l'exercice de ses fonctions.

Madame Perrichon et Perrichon. — Eh bien? -u**^,

Majorin. — De quinze jours à trois mois de prison .... 15

Tous. — Eln prison

j Perrichon. — Moi ! après cinquante ans d'une vie pure <*'**^.

' et sans tache. . . .j'irais m'asseoir sur le banc de l'infamie !

jamais ! jamais ! T ^^^^

''(/V4VK* Majorin, à part. — C'est bien fait ! ça lui apprendra à 20 (i«^ *''^^*Tiie pas acquitter les droits !

Perrichon. — Ah ! mes amis ! mon avenir est brisé. 'M>t^

Madame Perrichon. — Voyons, calme-toi ! c*vw».^ .^^-v/^

HENRIETTE.-^Papa !

Daniel. — ^u^courage ! 25

Armand. — Attendez ! je puis peut-être vous tirer de là.»*** W Tous.— Hein î Perrichon. — Vous ! mon ami .... mon Ixm ami !

■j u;j Armand, allant à lui — Je suis lié assez intimement avec Cr>«^»^

'ly^^""*^ un employé supérieur de l'administration des douanes .... ^12^ je vais le voir .... peut-être pourra-t-on décider le douanier ^«'««^ à retirer sa plainte.

5 Majorin. — Ça me paraît difficile !

Armand. — Pourquoi ? un moment de vivacité . . . ^ * •<«»»«-* Y^ .^^, Perrichon. — Que je regrette !

Armand. — Donnez-moi ce papier. . . .j'ai bon espoir. 5 s«-^*^ '^ ,J1^^^ ne vous tourmentez pas, mon brave M. Perrichon ! ^^U^tijCM.

10 Perrichon, ému, lui prenant J^ main. — Ah ! Daniel ! ' » mroxX»^ {se rejjrenant) non ! Armand ! tenez, il faut que je vous *''*"^ embrasse! (Us s'embrassent.) , .

Henriette, à j)art. — A la bonne neui'e ! (Elle remante avec sa mère.) w^**^^

^^'^'15 Armand, bas, à Daniel. — A mon tour, j'ai la corde ! vh.-k-j£Uw -Mvwf**^ Daniel. — Parbleu ! (A part.) Je crois avoir affaire à *^'^9^ ;J'<'~ un rival et je tombe sur un terre-neuve. -^W- "^

Majorin, à Armand. — Je sors avec vous. J -U jL*.,**^ v~^(. ^^ Perrichon. — Tu nous quittes 1 ^j^^JL**'i^^ Majorin. — Oui. . . .(Fièrement.) Je dîne en ville ! (H f*^ sort avec Armand.) J^— / ^ ^ ^

Madame Perrichon, s' approchant de son mari et bas. — f Eh bien, que penses-tu maintenant de M. Armand ? «Y**- Perrichon. — Lui! c'est-à-dire que c'est un ange! un

■i*^ 'Joange!

Madame Perrichon. — Et tu hésites à lui donner ta fille?

Perrichon. — Non ! je n'hésite plus, j^u»^ Madame Perrichon. — -Enfin! je te retrouva ! Il ik; te"^'.

30 reste plus qu'à prévenir M. Daniel. i.vUirw<~ viOl

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