LIOU-LI, FLEUR-DE-THÉ, TGHAO-LI ET LO-LO
Fleur de Thé (appelant).
Liou-li î
LiOU-LI.
Me voilà, mademoiselle!
Fleur de Thé.
Qu'est-ce que tu fais donc; tu parles toute seule, je crois?
LiOU-LI.
Eh! oui, mademoiselle... c'est pour m'exercer à bien parler, pour que les Français me comprennent.
TCHA.O-LI
Oh! tu ne seras pas embarrassée, ni nous non plus, puisqu'on a toujours ^u le français dans la famille, depuis que notre grand-père a été en France 1
Fleur de Thé.
Oui, mais nous avons autre chose à faire que de nous exercer à parler. C'est dans trois jours que nous partons. As-tu préparé tout ce que je t'ai demandé :
ma robe jaune, mon éventail, mes parasols? Et puis ma poupée et tout ce qu'il iaut pour rhabiller, car je veux qu'elle soit du voyage.
LO-LO
Et moi, Liou-li, tu me donneras ma boîte à papillons. Tous ceux que j'ai collectionnés sont si jolis! Ils pourraient peut-être figurer à l'Exposition? Je le demanderai à papa.
TCHAO-LI
Moi, je voudrais emporter mon petit musée, mais ma tante ne veut pas. Elle dit qu'il ne faut pas nous encombrer en partant, parce que, là-bas, nous devons acheter toutes sortes de choses. (Tout en parlant, les enfants seront assis aux trois extrémités de la pièce; Liou-li, pour leur répondre, se tiendra debout, au milieu, se tournant tantôt vers l'un, tantôt vers l'autre, en agitant son plumeau qu'elle aura toujours à la main.)
LiOU-LI.
Oh! je sais. Maîtresse Liou-mia veut rapporter des costumes, des chapeaux à la mode de France. (On entend appeler dans la coulisse : Liou-li! Liou-li!)