‹ Le voyage des petits chinois; comédie en trois actesChapitre 4 sur 15 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Lior-Li (seule, armée d'un plumeau, elle époussète les bibelots d'une étagère, puis elle s'arrête, le plumeau en l'air).

Décidément, je ne puis plus penser à autre chose! Ce voyage de Paris me trotte dans la tête. Par moment^ je suis contente de partir: puis, je me sens inquiète. On dit que la France est si différente de la Chine! On n'y mange jamais de nids d'hirondelles, il paraît? C'est pourtant un régal ici! Jamais on ne voit, sur la tête des plus hauts personnages, cette belle queue qui orne celle de nos mandarins... Vraiment, ces Français ignorent ce qui est beau, ce qui est distingué! L'arrivée d'une famille chinoise va faire de l'effet à Paris! (On entend des voix au dehors.) Mais voici mes jeunes maîtres. Je parie qu'ils viennent me '^hercher pour les aider à préparer leurs malles. C'est tous les jours le même refrain : (( Liou-li, cherche-moi mon grand éventail avec des oiseaux! Liou-li, ma robe jaune est-elle prête? Liouli, n'oublie pas mes deux parasols?... Liou-li! »...

SGEiNE II

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