‹ Le voyage du LevantChapitre 12 sur 32 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

Chambre mi-partie établie àCastres\ et, dans cette charge difficile, il se fit remarquer par sa modération et son impartialité^. Il fit imprimer, en iS9T% ^^^ Remonstrances et discours qiiil avait prononcés en la Chambre de XÈdit, discours gâtés par un insupportable abus de l'érudition et de la rhétorique, mais où il expose fort bien le rôle que doit tenir la Chambre, sauvegarde de la liberté religieuse et exemple de tolérance ^ A cette même date il siégea, comme délégué de la Haute-Guyenne, à l'assembla protestante de Châtellerault. Entre temps, le roi l'avait chargé de conclure avec d'Épernan une trêve pour la Provence^. Puis il îem-

1. // était arrivé dans cette ville le j décembre 1J94, « avec toute sa famille et en partit bientost pour aller trouver le duc de Montmorency à Montpellier y afin défaire établir la chambre my-partie pour le ressort du Parlement de Tholose » {Jacques Gâches, Mémoire sur les guerres de religion à Castres, Paris 1879 y p. 4S1). Il revint à Castres, comme président, le 16 avril ij^j (ibid., p, 4^3)- Le président catholique était Pierre de Sabatier.

2. Vofye:^ Bibl. nat.^ ms. Fr. jjSy, /** 64 : il notifie à Montmorency la joie causa par la signature de VEdit de Nantes et demande qu'on en hâte la publication et la vérification, 21 avril 1S9S' — F°* 21 et 68 : sur rassemblée des Eglises de Languedoc et Haute-Guyenne, 10 avril iS99' Ibid., JS62, /" jj ; nécessité d'augmenter le nombre des catholiques de la Chambre ^ 18 sept. 1S98. jF® j8 : la compagnie nest pas payée de ses gages, 18 sept. IS99' Il y eut conflit entre du Fresne et févéque (août IJ99) pour savoir lequel d'entre eux devait présider la dispute entre le P. Gonteri et le ministre Gigord (Gâches, p, 466).

). A Paris, par G. Périer, 1S98, in'4°. Recueillis par 5. Bonencontre, à Montauban, 1597.

4. Lett. miss., /. IV/p» j68, 8 juin Ij9J. En IJ96, du Fresnes lui envoie l'arrêt du Parlement de Bordeaux sur l édit de paix de 1577, ibid., p. 628. Le 18 août 1600, le roi l'envoie auprès de Rosny pour régler une question de résignation d'office au Parlement, t. V,p, 279 et 280.

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ploya dans la guerre de Savoie \ et enfin le désigna pour aller à Marseille^ en compagnie du connétable et du chancelier ^ assister au débarquement de la nouvelle reine de France, Marie de Médicis '.

L'ancien huguenot avait imité son roi et s'était fait catholique. Choisi par Henri ÎV pour être Y un des juges de la célèbre dispute de Fontainebleau^ il se déclara convaincu par les arguments que du Perron opposait à du Plessis- Mornay; il abjura entre les mains de Uvéque de Paris, et sa femme Renée de Courcillon V imita. La conversion d'un si haut personnage fit grand bruit, et le pape adressa un bref aux deux époux, le 12 octobre.

Ce n'est pas ici le lieu de rechercher si cette conversion fut sincère^ ou si, comme Yen accusèrent ses anciens amis, et en particulier Casaubon^^ elle fut le prix anticipé dont il paya son ambassade à Venise. Ce qu'on ne saurait advuttre avec Regnault. c'est qu'il pensât à se convertir depuis quatorze ans : le même Regnault ne dii-Upas que VOrgàuc, publié on:^ ans seulement avant la conversion, est une œuvre toute huguenote ?

Sincère ou non, le nouveau catholique eut ce mérite rare de rester tolérant. Qu'il écrive à des réformés, comme le ministre de Pages et ses ancicfis collègues de Castres, Boucaud et Fignoles, ou à des jésuites comme le T. Gon-

î. T.yiILp.ySi.

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