‹ Le voyage du LevantChapitre 3 sur 32 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

j4 if à jy {sauf les dernières lignes^, )8 à ^9, enfin 40 v"" à la fin sont d'une main; de la dixième ligne du/"" 28 àlafindufj4y la plume a été tenue par une autre main, qui a écrit également les dernières lignes duf)y et le recto du f" 40. Les deux écritures sont des dernières années du XVr ou des premières années du XV [P siècle.

Nous n avons donc quune copie de ce Voyage ; le premier copiste ne savait sans doute qu'imparfaitement l'italien, langue de V original. Jlinsi, / 57, il avait d! abord écrit quella gran pianura, ce qui est évidemment la vraie leçon; il a remplacé pianuraparpaûra, cequi n'offre aucun sens. Il ne paraît même pas que les copistes aient su très bien lire le texte qu'ils avaient sous les yeux. Le second, au f" )ij avait d'abord lu bandoUiéres pour brandilloires ; au début du /* 40, il a délibérément supprimé une partie du récit d'une noce pérote.

Une première question se pose au sujet du document que nous venons de décrire : a-t-il déjà été publié ? Le plus ancien biographe de Canaye, le Minime Robert Regnault \ parle ainsi de son voyage à Constantinople (p. 2); « // en a fait un Diaire ou Relation en forme d'Éphétnérides, si judicieusement descrite, que l'on a trouvé bon de la faire voir au public, vestue à Vltalienne, où paroist la politesse de cette langue, bien qu'elle ne luyfust naturelle. » On peut à la rigueur inférer de ces mots : a la faire voir au public », que cette relation a été publiée; peut-être faut-il seulement

I, Voy. Lettres et ambassade de Messire Philippe Canaye,. avec un sommaire de sa vie..., Paris, i6}S'}6j } t. in-f.

INTRODUCTION vu

entendre par là qu'il en circula des copies manuscrites. Moreri a interprété dans le premier sens le texte de Regnault : ce // publia la relation de ce dernier voyage sous le nom ^'Éphémérides. » Les biographes modernes ont renchéri encore sur cette ajfirmatiœi de Moreri et ont avancé que ces Éphémérides avaient été publiées avec ses Lettres et ambassade *. Erreur d'autant plus inexcusable que le P. Lelong^ avait donné un résumé très détaillé et très exact des trois volumes de Lettres, lesquels ne contiennent rien qui ressemble aux Èphéméndes. — Le Voyage de du Fresne peut, il est vrai, avoir été publié à part; mais toutes les recherches que nous avons faites n'ont pu nous fournir la moindre trace d'une publication de ce genre, et, jusqu'à plus ample informé, le texte que nous publions doit être considéré comme inédit.

On a vu plus haut que ce texte est rédigé en italien. Nous pensons^ avec Regnault, que c'est du Fresne lui-même qui récrivit en cette langue : fantaisie de lettré, ou peut-être encore exercice de jeune homme. Du Fresne avait voyagé

1. Voy, la Nouvelle biographie universelle : « Les Ephémérides, relation de son séjour à Consianiinople, imprimées avec les précédentes, » Même Lalanne, généralement mieux informé : « On y trouve les Ephémérides... » La France protest., plus prudente y se contente de répéter Moreri ^ et de signaler l'existence d'une « traduction italienne » dans le Dupuy 2)8. Berger de Xivrey (Lett. miss., t. F, p, 404^ n. j) accumule plusieurs erreurs en quelques lignes lorsqu il écrit : « Des nombreux et savants ouvrages qu'il avait composés, on n'a d'imprimé que son Voyage à Constantinople, sous le titre d'Ephémérides, et trois volumes de ses Ambassades. » On verra, en effet, qu'il nous reste plusieurs ouvrages de Ganaye.

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