‹ Le voyage du LevantChapitre 30 sur 32 · Gazko (Kiepert · texte numérisé non relu

Gazko (Kiepert

2 . La carte de Sophianos (sur ce personnage, voy. Tlntrod.) donne le nom de Sardonius Mons à une chaîne qui va depuis le cours de la Save et du Danube jusqu'au Mons Scardus; elle forme la limite orientale de Vlîlyria, Cette dénomination reparaît dans les cartes de Luchini, et de Bertelli. Ramberti (f* 124) leur donne le nom de monts Malatscidi, « la quale raontagna termine il confine al Sangiaccato di Servia over Ducato » .

3. Stipan Vukcic (1435-66), héritier de Sandalj, conquit en 1438 Trebinié, puis tous les pays situés entre Novibazar et Spalato. Il porte dès 1448 le titre de Her(cg (Hersek) ou duc de Saint-Sava ; reconnu en cette qualité par les Turcs, il s'intitulait « Hersek Stipan, par la grâce de Dieu et du sultan Mehemed » (voy. Du Cange, Ducatus S* Sabae, p. 340). Les Turcs donnèrent au pays lui-même le nom d'Ersech (Herzégovine), qui figure sur la carte de Castaldo, et que les Italiens traduisaient ordinairement par Ducaio, — Le duché fut ruiné en 1479, sous les fils de Hersek, Vlatko et Vladislav; l'un d'eux se fit mahométan, et devint grand- vizir sous le nom d'Achmed Hercegovic (Jire<:ek, Handeîstr., p. 41); un autre, paraît-il, vécut à Venise. — Ramberti, f<> 124, v<» : « Qjuesto paese tutto già era del duca Siephano Cherzech, padre del sig. Giovanni Cherzech, che hora sta in Venetia. »

suivre d'autre route, devaient y payer le péage, comme c'est Tusage dans les pays frontières*. Nous fîmes ce jour-là le pire chemin du monde, à cause des neiges S et ne touvant pas de pain dans tout ce hameau, nous mangeâmes des fouaces cuites sous la cendre sans levain ; et cela non seulement à Ternovalucca, mais plusieurs fois.

Le jour suivant, nous dormîmes àTrantista^ bon caravansérail au milieu de très hautes montagnes ; nous eûmes un très mauvais chemin et nous allâmes presque tout le temps à pied.

De là à Fotscha\ bonne ville turque, où pour la première fois nous vîmes des mosquées turques ; là nous passâmes sur un pont de bois le fleuve Drina^ qui selon certains sépare la Servie de la Dalmatie; hors de cette ville il débouche dans un autre fleuve très rapide. Nous y restâmes un jour dans un caravansérail mauvais et puant, et nous eûmes toute la

1. C'est à Vrataz que se trouvaient ces châteaux, d'après Ramberii, /. c. : « Passamo par una gola di montagna ; dall'una e Taltra parte délia quale vi sono dui castelletti, uno dei quali ë rovinato et Taltro è anchora nel sasso apparente... Qui il già Duca Stephano meiteva guardie, accioche tutti gli viandanti, che non poteano fare alire via che quella, pagassero il passagio «. Jiretek Handehtr.y p. 77.

2. De Noailles (t. III, p. 349), écrivant de Fotscha, le 20 janvier, s'excuse « de n'avoir peu sitost que je désirois traverser les montagnes d'Esclavonie, lesquelles, à la vérité, j'expérimente plus cruelles et haultes de neiges et glaces qu'on ne me les avoit représentées ».

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