De Mehemed-Sokolly, alors grand vizir
2. Prépouille dans la relation de Chesneau, p. 10. C'est Priepoljè (Boue, p. 128), ville située au confluent de THissardjik et du Lim, peuplée de 2,000 habitants en partie chrétiens. « Vers son milieu est un grand caravansérail ruiné » . Prepuli dans Zeno.
3. u Che è monasterio assai grande et buonodi Calogeri Serviani, liquali vesteno et viveno alla greca, ma parlano la lingua schiava » (Ramberti, (** 125).
4* Voy. Du Gange (Hist. By:^»^ p. 340).
mais seulement avec un marteau ils frappent sur un fer attaché à une corde*.
De là nous montâmes sur une montagne très haute et très dangereuse à cause des tourmentes de neige qui ensevelissaient hommes et chevaux ensemble ; elle marque la limite du sandjakat de Servie et le sépare de la Bosnie, où nous entrâmes à Milocevatz *, c'est-à-dire au château du comte Milo qui tua Sultan Amurath sous son pavillon dans la plaine de Pristina, en feignant de vouloir lui baiser la mainl Et ce fut l'origine de l'usage suivi jusqu'à présent que qui veut baiser la main au Grand Seigneur est conduit par deux personnes qui lui tiennent les mains, afin que jamais plus pareil accident n'advienne. Nous arrivâmes ce jour-là à Vaast, caravansérail en plaine.
Le 27 nous eûmes une route plate et des neiges
1. Le même fait frappa vivement Belon, f^ 39 : « Tant les uns que les autres [les prêtres grecs du pays vénitien et ceux du pays turc] ont un fer épais de trois doigtz, long comme le bras, et quelque peu voulté en arc, pendu à la porte de Téglise, attaché à un clou, lequel rend un son presque semblable à une cloche, ayant le son clair comme un métal : et n'ont point d'autre sonnerie de cloches en la montaigne [d'Athos] que ce fer ».
2. Mileschevo, dans Kiepert, prés d'Hissardjik. u Château de Mieles » dans Chesneau. Milosava dans Zeno. — Jire^ek, Handeîslr,, p. 77.
3. D'après une tradition, Mourad !•', vainqueur des Serbes dans la plaine de Kossovo ou de Pristina en 1389, foulait aux pieds les cadavres des vaincus; l'un d'eux, Milosch Obilitsch, se releva et le frappa d'un coup de poignard. Au contraire, selon Jean Ducas, Milosch aurait demandé une audience au sultan et l'aurait assassiné dans sa tente. C'est cette version qu'a recueillie du Fresne. Le tombeau de Milosch passe pour être à Miloschéva-Bania (Boue, t. II, p. 175), près de Vouschîtm.
très hautes et nous arrivâmes à Novibazar^ ville grande et commerçante, placée entre de hautes montagnes, mais dans un endroit de plaine assez large, où passe une eau belle et claire qui entre ensuite dans la Morava. Monsieur l'ambassadeur y resta deux jours chez M. Aloyse Gylliati, gentilhomme ragusan. Nous y éprouvâmes un froid atroce.
Le 30 à Bagno-buono, caravansérail où il y a des eaux chaudes et des restes d'anciennes églises*. Le jour suivant nous passâmes à Chuvechen, vieux château sur une montagne, et on dit que c'était autrefois une forteresse du roi de Bosnie sur les frontières de la Servie. De là à Mitrovitza, belle bourgade en plaine où il y a une abondance incroyable de fruits ^ Nous passâmes Tlbar, fleuve rapide, peu large, que quelques-uns trompés par la ressemblance des noms croient être THébre dont nous parlerons plus tard*. Celui-ci court au pied de la montagne
j. Ramberii, f» 126 : « Cioè nuovo mercato.., questo è bazar assai célèbre et grande, pieno di mercatantie et di boteghe cosi de Turchi corne di christiani. Vi stanno mercatanti Rhagusei et altrî ». — Zeno, p. 207 : « Novbazar ë situato in campagna bella, ë luogo mercantile, chc fa un gran mercado da diverse sorti cose, che capitano da diverse bande, et è habitato da Turchi, da Christiani Servianî, da assai Ragusei et da Venetiani [en 1550J. Ha moite moschee et caravanseradi ». — Novipazar, dit Boue, t. II, p. 184, est situé « à la rencontre de dix à onze vallées », et (t. I, p. 18$) « précédé par une plaine inculte ».