Tschoïlou (Boue, t. I, p. 45). Chiorlich dans Ramberti
2. Il s'agit sans doute de Bayézid II, qui fut obligé de faire la guerre à son fils Sélim; celui-ci provoqua un soulèvement de janissaires, et fit empoisonner son père en 15 12.
voit un château, encore ceint de murs antiques, placés sur une colline au bord de la Propontide ou mer de Marmara1. Autrefois les faubourgs de Constantinople arrivaient jusqu'à cette ville.
En poursuivant donc la route le long du rivage nous arrivâmes à Ponte grande \ bourg bien situé, peu loin duquel sont des vestiges de châteaux antiques. Il y a là quatre grands ponts de pierre mis bout à bout sur quelques petits golfes de la mer, qui se rencontrent avec un beau lac d'eau douce3. Ce travail et le caravansérail voisin, couvert de plomb, sont dûs au sultan Soliman.
Le jour suivant,dernier février, levés quatre heures avant l'aube, nous fîmes l'ascension d'une montagne assez haute et longue; à l'aube ncus arrivâmes à un jardin du Grand Seigneur, simplement entouré de fossés pleins de cyprès très élevés ; il y a plusieurs sources, mais pas une maison, parce qu'il apporte avec lui des pavillons si commodes qu'on dirait des palais. Et de là nous découvrîmes avec une incroyable allégresse les hautes tourelles des mosquées de Constantinople4; et arrivés au Petit
1. Après Tschorlou (Boue, t. I, p. 45) : « On descend au bord de la mer de Marmara ». Silivri possède « les ruines du château dominant un amphithéâtre de maisons. »