‹ Le voyage en Chine operacomique en trois actesChapitre 15 sur 79 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

Cet hiver... Et c'est lui, dont la voix inspirée Chantait si bien cet air... ce grand air...

(A Alidor.) v

Vous savez !

(Bas à Alidor.)

Allez! chantez!

ALIDOR, bas.

Quoi?

POMPÉRY

Tout ce que vous voudrez.

(Haut.)

Cet air charmant !

(a Marie.)

Aide-moi donc, ma fille.

MARIE

C'était, je crois, un boléro.

POMPÉRY, vivement.

Où vous parliez de la Castille Et de mantille, " Et de résille.

ALIDOR

Le muletier Pedro !

POMPÉRY, vivement.

Nous y voilà!

ALIDOR, chantant le refrain.

Tra la la la la la.

Précisément, c'est bien cela.

Tra la la la la la.

MAURICE, bas à Alîdor, pendant que les daines s'asseyent.

Dans l'intérêt de vos amours, Allez, chantez, chantez toujours.

ALIDOR

Dans toutes les Espagnes, Aux filles des montagnes, Aux bergers d'alentour, Demandez tour à tour :

Des muletiers de Castille, Quel est le plus joyeux drille, Qui de roc eu roc, Et sans craindre un choc,

Court le mieux au trot, Au galop?

C'est Pedro, L • muletier Pedro Au galop, Au grand trot.

C'est Pedro, Oui, Pedro!

r Jra la la la la la.

TOUS

Ah ! c'est divin, en vérité !

Jamais on n'a si bien chanté; Et pour ma part, moi je rafollc De cette musique espagnole !

POMPÉRY, très joyeux. %

Tra la la la la la.

(Bas à Alidor.)

Dans l'intérêt de vos amours Chantez encore

MAURICE, bas à Alidor.

Chantez toujours.

ALIDOR

Quand, garçons et fillettes, Au bruit des castagnettes, Se mettent à danser, A se balancer, Malgré maint jaloux qui gronde, Vovez partout à la ronde Qui , d'un ton vainqueur, Nomme-t-on en chœur Roi du fandango Boléro ?

C'est Pedro % Le muletier Pedro Boléro Fandango C'est Pedro, Oui, Pedro.

Tra la la la la la.

TOUS

Ah! c'est divin, en vérité

On n'a jamais si bien chanté, etc.

(Tout le inonde applaudit. Les dume? se sont levées et madame Pompéry fëliciU

MADAME PQHPÉRY, à Alidor.

Mes compliments, Monsieur, vous avez une voix charmante !

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