‹ Le voyage en Chine operacomique en trois actesChapitre 35 sur 79 · ACTE II 47 POMPÉRY · texte numérisé non relu

ACTE II 47 POMPÉRY

Si je le veux !... (s'assit.) et je le veux.

Je suis sûr que lorsque vous me connaîtrez mieux, vos dispositions pour moi changeront.

POMPÉRY

Non, Monsieur.

HENRI, doucement.

Si...

POMPÉRY

Non!

HENRI

Je cède. Notre connaissance s'est faite, je l'avoue, sous de fâcheux auspices... je vous rencontre sur une grande route... vous deviez prendre votre droite.

POMPÉRY

Non, Monsieur.

HENRI, doucement.

Si...

POMPÉRY

Non!

Si!

POMPÉRY

Non!

Je cède... Je vous prie de remarquer que c'est la seconde fois... Ma voiture a rencontré la vôtre... un petit accident en a été la suite.

POMPÉRY

Vous avez brisé ma lanterne.

HENRI

Je suis prêt à la rembourser.

POMPÉRY

Vous avez donné un coup de fouet à mon domestique.

HENRI

Je ne lui en veux pas.

POMPÉRY

Il ne manquerait plus que ça!

HENRI

Je suis prêt à l'indemniser... Là, c'est fini... Et mainte-

nant que nous sommes tout à fait d'accord... (n se lève) j'ai l'honneur de vous demander la main de mademoiselle votre fille.

POMPERY.

Jamais ! Monsieur, jamais !

Permettez... J'espère qu'un seul mot fera tomber toutes vos résistances... Cet officier qui a été assez heureux pour plaire à mademoiselle votre fille à Naples, c'est moi.

POMPÉRY, stupéfait.

Mon gendre !

HENRI, se méprenant, lui tend les bras.

Allons donc!

POMPÉRY, se reculant Titement. . »

Mon ex-gendre... car vous ne l'êtes plus... j'ai fait casser le mariage, Monsieur i

HENRI. • ■ifciÛïO^

Permettez-moi d'en ramasser les morceaux.

POMPÉRY

Non, Monsieur; ça ne se raccommode pas ces choses-là!

ALIDOR, paraissant au fond.

J'ai la permission pour six personnes.

POMPÉRY, à Alidor.

Vous arrivez bien, (a Henri.) Voici qui va couper court à tout... Je vous présente M. Alidor de Rosen ville qui va épouser ma fille dans un mois.

ALIDOR, avec joie.

Comment ?

HENRY

C'est impossible ! Jamais elle ne consentira.

Ma fille n'a pas d'autre volonté que la mienne... Je vais la chercher pour le lui signifier devant vous.

HENRI

Mais, Monsieur...

POMPÉRY

Ah! vous croyez que je cède... On voit bien que vous ne me connaissez pas. (n son.)

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