‹ Le voyage en Chine operacomique en trois actesChapitre 37 sur 79 · BERTHE ET MADAME POMPÉRY · texte numérisé non relu

BERTHE ET MADAME POMPÉRY

Monsieur Henri !

(Henri salue courtoisement les dames. — Bonneteau paraît en costume de voyageur.

BONNETEAU

Eh bien! partons-nous pour la digue ?

ITENRI.

Ah ! nous allons voir la digue... très-bien, j'en suis !

POMPÉRY

Pas yous, Monsieur.

La digue est à tout le monde... Allons, Mesdames, partons.

BONNETEAU, remontant la scène.

Impossible à présent... Voyez ce gros nuage... le ciel s'est obscurci de toutes parts, c'est un orage.

HENRI

Consolons-nous... restons ici.

MADAME POMPÉRY

Oh î ciel ! un éclair.

(On entend un coup de tonnerre. — Les femmes poussent un cri. — Un flot de baigneurs et de baigneuses , les uns avec des parapluies , les autres avec des capuches, envahissent la scène.)

CHŒUR

Quel temps effroyable !

C'est épouvantable!

Rentrons, il le faut, Le ciel fond en eau.

fl2 LE VOYAGE EN CHINE

Maudissons la chance, Qui fait aujourd'hui,

D'un jour de plaisance Un long jour d'ennui.

HENRI

Nous voici prisonniers... Que devenir, que faire ?

BONNETEAU

Mesdames, ce piano.»

Semble solliciter l'honneur de vous distraire ; Un peu de musique...

TOUS

Ah î bravo !

POMPÉRY, h lui-même.

Superbe occasion... faisons briUer mon gendre,

(A Marie.)

Ma chère enfant, Chante-nous ce duo charmant Qu'une fois tu m'as fait entendre.

MARIE. ' Mais quel duo ?

7 POMPÉRY

Ton duo des Aveux.

HENRI, à part.

Celui que chaque soir nous chutions tous les deux.

Y songez- vous?

POMPÉRY

», Va, ma mignonne.

Je t'en prie M et je te l'ordonne

(Haut)

Alidor t'accompagnera.

ALIDOR

Impossible !

, ï')hq r : POMPÉRY.

Pourquoi ?

ALIDOR, montrant son gosier.

Mes cailloux... ils sont là.

(Aux Dames)

Excusez-moi... plus tard... demain...

TOUS

Ah ! quel dommage î

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