REPRISE. ENSEMBLE
Je suis Breton Vous apprendrez à me connaître, etc., etc.
POMPÉRY, à part, avec rage.
Et je ne trouverai pas un moyen pour me débarrasser de cet enragé làî... (Tout à coup.) Si, il y en a un.... Je vais le provoquer... un duel... pourquoi pas?... au pistolet... je suis très fort.
HENRI , à part.
Elle s'est retirée dans sa chambre... Si je pouvais éloigner le père...
POMPÉRY, à part.
Une simple écorchure suffirait pour rendre le mariage impossible.
Il ne s'en va pas.
POMPÉRY, s'approchant d'Henri et d'un ton très provoquant.
Savez-vous , Monsieur, que votre figure me déplaît considérablement.
HENRI
Je le regrette... Pourvu qu'elle plaise à mademoiselle votre fille.
POMPÊRY, vivement.
Insolent! Si je ne me retenais...
(llenri le regarde , puis fredonne une phrase du duo des Aveux.)
POMPÉRY, à part.
Il chante! Est-ce qu'il aurait peur?... (Haut.) Monsieur, avec vous je ne descendrai pas à la prière... Mais je vous intime Tordre de quitter Cherbourg sous deux heures 1
HENRI, à part et riant.
Dieu me pardonne 1 on dirait qu'il me cherche querelle... (Haut ) Et si je n'obtempère pas à vos désirs...
(Atidor paraît au fond et écoute.) POMPÉRY.
Remarquez que ce n'est pas un désir... c'est un ordre î... Alors, tout officier que vous êtes, je saurai bien vous forcer à partir.
HENRI
Comment, s'il vous plaît ?
En vous jetant au visage une de ces épithètes...
ALIDOR, à part.
Ah! il va trop. loin, le beau père.
HENRI
Quelle épithète, sans indiscrétion ?
POMPÉRY
Celle que l'on donne à ceux qui ne sont pas braves
ALIDOR) à part.
Oh!
HENRI
Je Comprends. (U fredonne 1« duo des A»eux.)