ACTE II 63 POMPÉRY, & part
Encore !
AL1DOR, à part.
Ah! il recule! c'est bon à savoir. Je le tiens... j'ai mon idée !
(il disparaît.)
POMPÉRY
Et si l'épithète ne suffit pas... je deviendrai plus clair.
HENRI
C'est inutile... vous ôtes très clair... (Tranquuie»ent.) Voyons, c'est un petit duel que vous voulez ?
POMPÉRY
Je suis heureux de m'ôtre enfin fait comprendre.
HENRI, à part.
C'est une idée... je n'y pensais pas, moi... oui, le moyen est excellent. (Haut.) Allons, arrangeons cette affaire-là en famille.
POMPÉRY
D'abord , Monsieur, nous ne sommes pas en famille.
Ah! ça viendra... à propos, à quoi nous battons-nous ?
POMPÉRY
Au pistolet... je suis le plus âgé, j'ai le choix des armes... au pistolet !
HENRI
Ah ! permettez ...
POMPÉRY, avec autorité.
Comme père, je prends le pistolet.
Accordé!... Vous voyez, je suis gentil... vous finirez par m'aimer.
POMPÉRY
Jamais !
HENRI
Si!
POMPÉRY
Non!
HENRI
Je cède... Je vous prie de remarquer que c'est la troi-
sième fois... Et où désirez-vous qu'ait lieu cette petite fête ?
POMPÉRY
Derrière le grand bassin, dans une heure.
HENRI
Je me ferai un plaisir de m'y trouver.
POMPÉRY, à part.
De cette façon, je mets un abîme entre ma fille et lui. (Haut.) Dans une heure... (a part.) Je vais au tir me refaire la main... (Haut.) Dans une heure, entendez-vous?...
(il sort.)