RONDEAU
Le chenapan ! le polisson !
Je lui réserve une leçon...
Bien tranquille, rênes en main,
Je suivais tout droit mon chemin,
Lorsque sur la route voici
Un freluquet en tilbury.
Il s'arrête et me dit : Pardon !
Prenez la droite. — Moi ! mais non...
— Monsieur, ce côté m'appartient...
— Possible, mais il me convient...
— Prenez la droite. — Eh non! — Eh si !
— C'est mon droit! — C'est le mien aussi!
Il s'entête. J'en fais autant.
Nous fouettons... Au même instant, Un choc affreux... et patatras, Ma lanterne vole en éclats.
Butor! lui dis-je... Triple sot!
S'armant de son fouet aussitôt il me cingle... Ah! j'en suis ému...
Un coup... que Baptiste a reçu.
Puis, me saluant de la main, Le drôle s'éloigne soudain.
Ah ! l'animal ! le polisson !
Je lui réserve une leçon !
TOUS
Agir d'une telle façon, Cela mérite une leçon.
POMPER V, désignant les jardiniers.
Mais quels sont tous ces gens? Pourquoi cet air de fête?
CHŒUR
C'est la Saint-Fiacre qu'on souhaite
(Offrant des fleurs à Pompéry.)
Prenez au nom De notre saint patron.
POMPÉRY
J'ai bien l'esprit aux fleurs!... Allez vous promener.
MADAME POMPÉRY, aux jardiniers.
Vous reviendrez plus tard... à l'heure du dîner.
(pompéry s'est jeté dans un fauteuil. Maurice e?t auprès de lui. Marie, qui est sortie un instant, rentre avec un verre d'eau que boit Pompéry, pendant que lei jeunes filles et les jardiniers jortent en reprenant le chœur d'entrée.)
CHOEUR
C'est jour de fête !
Voyez les belles fleurs, Les brillantes couleurs.
Musique eu tète Nous les o lirons au nom De notre saint patron.