‹ Le voyage en Chine operacomique en trois actesChapitre 62 sur 79 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

POMPÉRY

Quand le soleil sur notre monde Paraît toujours pur et brillant

ACTK II * RI

Sa grosse face rubiconde Semble nous dire en s'éveillant La vie est bonne Allons, enfants Du nouveau jour que Dieu nous donne Vous tous, petits et grands, Profitez, nies enfants, Et montrez-vous reconnaissants.

Comme disaient nos bons aïeux Dans un vieux refrain que j'adore Quand on fut toujours vertueux On aime à voir lever l'aurore.

En voyant sa noble figure Dont les cheveux sont des rayons, Tout s'éveille dans la Dature, Tout s'anime dans les sillons :

Là, l'oiseau chante;

Ici, voyez la fleur S'épanouir plus odorante.

Une douce chaleur

Vous pénètre le cœur.

L'homine à son tour devient meilleur, Comme disaient, eto.

POMPÉRY, parlé.

Enfin, consolons-nous... Nous allons faire une petite promenade charmante... deux heures de mer.

ALI DO R

Nous serons rentrés à Cherbourg pour déjeuner.

J'aurai tout juste le temps de faire ma malle... Il faut , que je reparte pour Pontoise par le train de midi,.. J'ai reçu une dépêche, qui me rappelle pour une liquidation très importante.

POMPÉRY

Vous partez? Allons... tant mieux ! j» ir't

BONNETEAU

C'est une singulière affaire... le défunt laisse zinq héritiers... et quatre moulins à vent..

POMPÉRY

Très intéressant, (n i e quitte.)

BONNETEAU, à Alidor.

Chaque héritier veut en avoir un.

82 ft VOYAGE EN CHINE

ALIDOR

C'est très intéressant, (h ie quitte.)

BONNETEAU, à lui-même.

Or, il manque un moulin, j'espère qu'on sera obligé de plaider.

POMPÉRY, à Martial.

Partons-nous bientôt, mon brave ?

Mais, Monsieur, nous marchons.

POMPÉRY

Comment, nous naviguons ?

ALIDOR

Je ne m'en suis pas aperçu... Et moi qui avais peur d'être malade!... mais ce ce n'est rien du tout que la mer...

MARTIAL

Jeune homme, méfiez-vous !

ALIDOR

Allons donc !

POMPÉRY

Et ces dames qui ne sont pas encore levées...

BONNETEAU

En attendant, si nous demandions à saluer le capitaine.

POMPÉRY

C'est juste, (a Maniai.) Mon brave, nous serait-il permis de saluer le capitaine ?

MARTIAL

Comme vous voudrez... (montrant le hamac) il est dans sa chambre; prenez l'échelle...

POMPÉRY

Comment! C'est là son habitation ?

Seulement, je vous préviens qu'il n'a pas le réveil commode.

POMPÉRY

C'est un loup de mer... respectons son sommeil... puisqu'il dort, je propose d'admirer l'immensité.

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