ACTE III 95 MADAME POMPER Y
Coucher quatre mois dans ces affreux tiroirs.
HENRI
Oh! rassurez-vous, Mesdames... nous tâcherons d'égayer le voyage... nous donnerons des bals, des concerts, nous chanterons le duo des Aveux.
POMPÉRY
Je vous le défends !
HENRI
11 n'y a qu'une chose qui m'inquiète... ce sont les vivres ...
TOUS
Comment ?
Je ne comptais pas sur un aussi grand nombre de passagers... et nous avons levé l'ancre si précipitamment... Permettez que je m'informe...
ALLDOR.
Je crois que j'ai eu'tort de manger ce gâteau.
HENRI
Martial!...
MARTIAL, s'approebant.
Capitaine ?
HENRI
Quelles sont les provisions du bord?
MARtlAL.
Deux pains de quatre livres.
MADAME POMPÉRY
Pour quatre mois...
MARTIAL
Un tonneau de rhum... *
HENRI, à Pomp*cry.
Nous ferons du punch. # - #
MARITAL
Trois canards maigres... un baril d'olives et 75,000 paires de guêtres. Voilà !
Comment, c'est tout ?
MADAME POMPER V
Mais c'est la famine.
AL1DOR
Ah ! moi... je n'ai pas faim.
HENRI
J'avoue que c'est peu pour aller en Chine, mais avec de Tordre, de l'économie...
MARTIAL, cloiinc.
Comment, capitaine, nous allons en Chine ?
HENRI
Sans doute.
MARTIAL
Mais c'est impossible !
Tais-toi !
MARTIAL
Je n'ai pas envie de crever de faim.
HENRI
Pas un mot... ou je te fais fourrer "à fond de cale.
MARITAL , sort en grognant.
Alors, c'est la Méduse , nous allons recommencer la Méduse»..
TOUS
La Méduse !
MADAME POMPÉRV, à *on mari.
Pompéry, cède... c'est ce qu'il a de mieux à faire.
% BERTHE
voyons, papa...
BONNETEAU
Pas d'entêtement...
HENRI
Que Monsieur dise un mot... Il est encore temps.. * et nous faisons ce soir un excellent dîner à Cherbourg.
MADAME POMPÉRY
Avec des huîtres... Auguste H tu les aimes...
* BONNETEAU
Monsieur Auguste... des huîtres.
POMPÉRV, hcntai.t.
C'est que vraiment*., (se ravivant. ) Non... non î Quand je devrais manger ma femam et mes deux filles...