ACTE m 101 BONNETEAU
Je crois que M. Martial, le contre maître, est pour nous.
POMPÉRY
Celui qui a parlé de la Méduse ?
Oui... je lui ai donné trente sous... soyez tranquille... Ht sont marqués.
POMPÉRY
Ohl je n'étais pas inquiet. Voici Martial... attention !
SCftNK VII.
Les Mêmes, MARTIAL, pQ u les Matelots.
MARTIAL, entrant. — A part.
C'est égal ! Elle est drôle ridée du capitaine...
BONNETEAU, bas à.Pompéry.
Prenez-le par la rondeur.
POMPÉRY
Oui... (a Martial. ) Eh bien! nom d'un sabord! nous voilà donc en route pour la Chine?... tribord!...
MARTIAL
Oh ! la Chine... la Chine... nous n'y sommes pis encore.
POMPÉRY
Dame ! c'est la volonté du capitaine...
MARTIAL
Le capitaine... possible... mais le matelot... le matelot murmure...
Ah! le matelot a l'obligeance de murmurer...
BONNETEAU, h part.
Parfait! (Bas à Pompéry.) Chauffez!.,, chauffez!...
(On entend murmurer dans la coulis,)
MARTIAL
Tenez... les entendez-vous? et il ne faudrait qu'une étincelle...
POMPER Y
Une étincelle
MARTIAL
Oui... (Regardant la gourde do Bonneteau.) CommC €[Ui dirait Un
verre de rhum...
BONNETEAU, vivement.
J'en ai.
MARTIAL
Et en y ajoutant quelques pièces d'or...
BONNETEAU, tirant sa bourse.
J'en ai !
POMPÉRY, la prenant.
Donnez... Chargez-vous du rhum; moi, je me charge de l'or.
MARTIAL, à part.
Ils marchent tout seuls !
(il fait signe hux matelots, qui arrivent de différents côtés.) BONNETEAU, à Pompèry.
Les voici... Chauffez! chauffez !
CHOEUR
A bas le capitaine !
Son espérance est vaine, Nous lui résisterons; Et dans notre colère, Pour retourner à terre, Nous nous révolterons!
A bas le capitaine !
POMPÉRY, aux matelots.
Amis, je comprends votre peine, Mais, si vous le voulez, nous pouvons tous revoir Notre cher pays dès ce soir.
TOUS
Oui ! oui ! oui !
Revoyons Cherbourg aujourd'hui,
BONNETEAU, à Pompérv.
Chauffez! chauffez!
Pour bien feter notre retour,