‹ Le voyageChapitre 10 sur 42 · GRAND COFFRE GREC · texte numérisé non relu

GRAND COFFRE GREC

en bois très épais (Dict. de Daremberg el Saglio.)

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« temps de Samuel et de Saül, cent vingt ans « après le siège de Troie. Ce qu'il y a encore de « plus étonnant, c’est qu'après que l'expérience « eut faitconnaître l'avantage de la cavalerie pro- « prement dite, on ne la substitua pas entièrement à l'usage des chars de guerre. >» Ce fut Cyrus, qui le premier, frappé des désavantages des chars, en changea la forme et doubla le nombre des combattants en mettant le conducteur en état de pouvoir prendre part à l’action. Il imagina aussi d'y adapter des faulx, ce qui rendait le passage

d’un char au milieu d’une cohorte excessivement meurtrier, mais devait singulièrement gêner la manœuvre. Il avait remarqué aussi que les roues se brisaient facilement : il les fit faire plus fortes. Il allongea les essieux de façon à leur donner plus d’assiette. C'était à chaque bout de l’essieu que se trouvaient les faulx horizontales et fixes tandis que, au-dessous, d’autres étaient disposées la pointe

contre terre. Plus tard on ajouta encore au char

un nouvel engin de destruction mieux entendu : ce furent deux longues pointes fixées à l'extrémité du timon pour percer tout ce qui se présentait de face. Enfin on munit le derrière du char de lames tranchantes et aiguës, pour empêcher qu’on y püût monter. Après avoir imaginé tout ce qui était possible pour rendre le char offensif, on chercha le moyen de se saisir de ceux que l'ennemi armait de la même manière, on le trouva; ce qui fit qu'après avoir constaté l’inutilité des chars armés, on

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