COFFRE GREC, EN BOIS
avec incrustations en fer, du temps d’Alexandre-le Grand. (Dict. de Daremberg et Saglio.)
peintures jaunes et rouges. Les costumes sont ceux du temps de la Grèce antique. |
Les Hellènes, dans leurs premiers déplacements, se servirent d’une espèce de civière composée de deux troncs d'arbres reliés entre eux par deux fortes branches. Les pièces principales étaient laissées plus longues à dessein, de manière à former brancard. Ce primitif chariot n'avait pas de roues et était porté à bras par quatre hommes qui plaçaient sur la plate-forme les vieilles femmes, les petits enfants et parfois les vivres, des quartiers de viande, des fruits, etc. La caravane ainsi formée, accomplissait souvent des trajets considérables.
Plus tard, les Grecs eurent de lourds véhicules en bois, à roues pleines et massives, qu'ils faisaient traîner par des bœufs. Les hommes marchaient à pied, à côté du convoi, activant la marche des bêtes de trait par des cris et des vociférations. Les femmes et les enfants, les vivres et les objets précieux étaient dans la voiture, entassés comme on le pouvait. C’est dans ces conditions que se fit La grande émigration des Grecs d'Athènes devant le flot de barbares des guerres médiques.
Ces chars, primitivement inventés selon les uns par Erichtonius, roi d'Athènes ; selon d’autres par Triptolème ou par Trochilius, furent bientôt employés dans les combats maïs, pour les approprier à cette destination, on leur donna plus de légèreté; le luxe et la magnifcence vinrent à leur tour. On commença par couvrir les roues de lames
d’étain ; ensuite on ajouta divers ornements au
corps du chariot, et l’on en vint enfin à les garnir
entièrement, d’or, d'argent et d'ivoire.
Les principaux officiers de l’armée avaientseuls, en Grèce, le droit d’aller au combat dans des chars, ce qui fit qu’on s’habitua à considérer la possession d’un de ces véhicules comme une marque d'honneur et qu’on les conserva précieusement dans les familles de ceux qui avaient été autorisés à s’en servir. Toutefois, leur emploi avait de graves défauts qu’un de nos auteurs français s’est attaché à faire ressortir : « Je ne comprends pas, « dit-il, comment les Grecs, qui étaient si sages, « se sont si longtemps servis de chars au lieu de « cavalerie et comment ils n’ont pas vu les grands « inconvénients qui en résultaient. Je ne parle « point de la difficulté de manier un char, bien « plus grande que celle de manier un cheval, ni du « terrain que les chars occupaient; je dis seule- « ment qu'il yavait deux hommes sur chaque char; « ces deux hommesétaient des gens considérables, « et tous deux propres au combat; il n’y en avait « pourtant qu’un qui combattait, l’autre n’était oc- « cupé qu’à conduire les chevaux. De deux hommes « en voilà donc un en pure perte. De plus il y « avait des chars non seulement à deux, mais à « trois et quatre chevaux pour un seul homme de « guerre; autre perte qui méritait quelque atten- « tion. Il me semble qu’on ne voit la cavalerie pro- « prement dite distinguée des chars que vers le
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